Et bien, ça y est ! Un décret paru au Journal Officiel du 7 juin 2013 vient d’en faire état. La France autorise, enfin, les pharmacies à délivrer des médicaments contenant du cannabis à visée thérapeutique.

Après avoir critiqué, il n’y a que quelques jours, la volonté de Marisol Touraine d’interdire la cigarette électronique dans les lieux publics, en même temps qu’était ouverte la première salle de shoot, nous allons, pour rester dans la logique des lignes brisées, rendre aux pharmacies leur dénomination anglo-saxonne… « drug stores ».

J’y était totalement favorable car d’autres médicaments, pas beaucoup plus anodins d’ailleurs, y étaient déjà en vente, théoriquement sur ordonnance sécurisée, mais aussi, pour d’évidentes raisons, sous le comptoir, à portée de main, à l’image du célèbre Néocodion…

Des trafics ? Il y en aura, bien entendu, mais pas beaucoup plus que ceux qui concernent les divers morphiniques, et il est bien connu, l’histoire en a apporté les preuves, que la prohibition n’a jamais rien réglé et aurait même, plutôt, favorisé les « bizness » en tous genres, les coupages de produits et l’achat, par certains, de magnifiques voitures de sport.

Ceci étant, et même s’il ne s’agit que d’une vente marginale, que va-t-il se passer, maintenant, pour les deux souches homéopathiques que sont « Cannabis Indica » et « Cannabis Sativa » qui, jusqu’à présent, ne pouvaient être délivrées en France, même sous forme d’innocents granules, au prétexte qu’il n’était pas question de laisser entendre que de tels produits pouvaient posséder des vertus thérapeutiques alors que, paradoxalement, « Opium », lui, était disponible et figurait à la pharmocopée. Je laisse le soin à mes amis homéopathes de faire le siège du Ministère de la Santé.

D’après M.BERR