Question: Jean-François Touzé, vous êtes ancien conseiller régional d’Ile de France et président des Nouveaux Républicains.

   LCL :Pouvez-vous nous présenter cette structure? S’agit-il d’un parti politique?

JFT: Non. les Nouveaux Républicains ne constituent pas, à proprement parler, un parti politique dans la mesure où nous ne présentons pas de candidats aux élections sous notre label, même si un certain nombre de nos amis ont l’intention de concourrir sous d’autres couleurs lors des prochaines consultations législatives et surtout en 2014 municipales. Nous sommes un mouvement de réflexion, d’animation et d’action politique. Ils nous semble, en effet, urgent, de travailler à une redéfintition des valeurs de la droite. La confusion qui règne depuis une bonne trentaine d’années au sein des principales formations qui se réclament de notre camp, l’oubli des principes fondamentaux sur lesquels est basée notre civilisation, le manque de courage dont ont fait preuve tant de dirigeants politiques ont ouvert la voie au retour possible d’une gauche toujours aussi idéologue et doctrinale, par ailleurs placée ous la pression constante d’une extrême gauche radicale, retour qui ne peut que mener notre pays au désatre et à la ruine. Ces carences d’une droite qui ne veut pas s’affirmer comme telle ont aussi dégagé une route qui aurait pu être royale au populisme, si les partis qui en sont l’incarnation, n’avaient fort heureusement en eux mêmes les carences programmatiques, les excès caricaturaux et les aveuglements qui constituent leur ADN. Les Français le voient et, par un bon sens collectf qui leur est propre, refusent cette aventure. Il n’en reste pas moins que la droite si elle veut, non seulement gagner mais s’inscrire dans la durée, doit se retouver, accomplir son aggiornamento et redéfinir son projet. Celui ci doit, à notre sens s’articuler, autour des principes de libertés, de responsabilité et d’autorité.

 

 

LCL: inscrivez-vous votre reflexion dans le cadre du libéralisme?

JFT: je me méfie de tous les mots en « isme ». Si il s’agit de se situer dans la lignée de Turgot ou de Bastiat, s’il s’agit de dire que la responsabilité de chacun doit s’exercer, que l’initiative doit être encouragée, que la France doit sortir des carcans administratifs et réglementaires dans lesquels elle est enfermée, que nous devons en finir avec l’exponantialité des taxes qui nous étranglent, que les entreprises doivent être libérés du poids des charges qui les écrasent, alors oui, les Nouveaux Républicains sont libéraux. S’il s’agit, en revanche de prôner la toute puissance du marché, le repli de chacun dans sa sphère privée, le désengagement total de l’Etat et l’abandon de toute volonté internationale comme le souhaitent par exemple les libertariens américains à la Ron Paul, ou comme a pu le fair avec ses monomanies paradoxales un Madelin, je refuse dans leur entiereté ces orientations qui ne peuvent être les nôtres. C’est la raison pour laquelle je parle de libertés et d’autorité qui me semblent être indissociables. La pôlitique est un pragmatisme accoudé à des idées force. L’Etat doit être fort dans ses devoirs régaliens, le budget, la sécurité inétrieure et extérieure, les grandes orientations liées au destin du Pays car la République n’est pas un régime de faiblesse. Les valeurs civilisationnalle doivent être affirmées et défendues. Pour le reste, la liberté doit être la règle. en économie comme dans la sphère privée ou le cadre du travail. Je suis ainsi partisan d’allègement drastique du code du travai. Je le répère, il ne doit pas exister de dogmes. seulement la compréhension du monde dans lequel nous vivons, la conscience de ce qui est bon pour notre pays et l’intution sans laquelle les actions sont vouées à l’échec.

 

LCL: pour cette présidentielle, vous soutenez Nicolas Sarkozy. Expliquez nous ce choix.

JFT. Nous avons annoncé notre soutien actif à la réélection de NIcolas Sarkozy dès le mois d’octobre 2011. Ce choix nous a paru évident et nécessaire. Evident parce que face à François Hollande, le dispersement des énergies erait une faute majeure. Il s’agit donc de se rassembler derrière le seul candidat capable d’aviter à la France la catastrophe d’un retour des socialistes aux affaires. Nécessaire parce qu’il nous faut prendre date. C’est au sein de la future majorité présidentielle que nous entendons agir. Rien ne sera plus comme avant: c’est à une véritable reconquête des coeurs et des âmes que nous devons travailler. les Français sont dans le doute et le désarroi. Ils ont pourtant, en eux même, le désir d’une France forte, puissante, grande où leurs libertés seront assurées. Cel passe par un discours de vérité sur les enjeux, les défis planétaires du vingt et unième siècle. Il faut en finir avec la tentation morbide du repli sur soi. Il faut en finir aussi avec celle du renoncement à ce que nous sommes et celle de la dilution nationale. L’Europe, par ailleurs, doit se renforcer et c’est en son sein que la France continuera sa grandee mission universelle. C’est la raison pour laquelle nous sommes partisans d’une nouvelle marche en avant dans la construction politique de notre continent. Le monde occidental doit, lui, se resolidariser autour de ses valeurs civilisationnelles pour faire face aux menaces multiples d’un monde en mutation. C’est la raison pour laquelle nous sommes partisans d’un renforcement du lien altantique, que nous nous sommes réjouis de la décision du Président de la République de faire revenir la France dans le commandement intégré de l’OTAN et que nous defondons énergiquement les droits de l’Etat d’Israël.
Tout cela est possible demain autour d’un Présidentréélu autour du concept de France forte qui a toujours été le nôtre, agissant avec le soutien d’une majorité nouvelle dont il nous faudra occuper le coeur qui est nécessairement à droite.