Le ministre des finances, le jeune et ambitieux Rishi Sunak a dû se résoudre à annoncer des hausses d’impôts, lui qui est clairement un libéral et convaincu du Brexit. Il aurait aimé rendre son pays attractif et compétitif face à ses nouveaux rivaux européens et en faire un joli paradis fiscal ; mais l’épidémie de Covid 19 est venu tout gacher. L’économie britannique a perdu 9,9% de sa croissance en 2020, elle doit soutenir ses entreprises et ses entrepreneurs dans cette période difficile et cela coûte énormément.

De toutes ces injections monétaires et budgétaires, les marchés craignent un retour de l’inflation et une hausse des taux souverains. Face à ça et pour rassurer les investisseurs, le Royaume-Uni doit donc mettre la pédale douce sur son budget et trouver des recettes.

Sont ciblés l’impôt sur le revenu, les taux de prélèvement n’augmentent, pour respecter la promesse faite – mais les seuils d’entrée dans l’impôt sont gelés pendant 4 ans.

L’impôt sur les sociétés grimpera lui de 19 à 25% à partir de 2023, progressif selon le niveau de bénéfice et la taille de l’entreprise. Est aussi instaurée une super déduction fiscale de 130% pour les entreprises qui investissent d’ici les deux prochaines années.

Cette augmentation des rentrées d’argent devrait permettre au Royaume-Uni de faire face à ses dépenses liées au Covid. L’Office of Budget Responsability, l’Insee local, estime que le Royaume-Uni devrait retrouver en 2022 son niveau économique d’avant-pandémie, avec une prévision de croissance de 4% en 2021 et de 7% en 2022.

Sahara Cohen