Dans les 100 milliards d’euros du plan de relance, on en trouve donc 10 milliards qui vont à la baisse d’impôts, seule mesure fiscale du plan de relance. Celle baisse d’impôts va toucher les entreprises et concerner les impôts de production. Les impôts de production sont depuis longtemps décriés par les chefs d’entreprises. Ils pèsent 2 fois plus lourds que l’impôt sur les sociétés.

Ce qui leur est reproché, c’est bien souvent leur nombre. Il en existe plus de 200, de toutes sortes, qui pèsent sur la masse salariale, sur le foncier, le terrain, le chiffre d’affaires…

Mais c’est surtout d’être décorrélés de la santé financière des entreprises. Ces impôts sont payés que l’entreprise gagne ou perde de l’argent. En période de crise comme aujourd’hui, même quand l’entreprise ne dégage pas de bénéfices, elle continue de payer ces impôts.

C’est ce qu’aimerait changer le gouvernement.

L’objectif premier est d’améliorer la compétitivité des entreprises. Et notamment face à nos voisins européens avec lesquels il existe un vrai déséquilibre. 3,2% de notre PIB payés par les entreprises en impôts de production, contre 1,2% pour la moyenne européenne.

Et encore, face à l’Allemagne, la différence avoisine les 5 à 7 fois.

Mais surtout, l’objectif est que cela coute moins cher de produire en France. En réduisant ces impôts on réduit le cout de production. Et on favorise du même coup l’emploi. Reste à savoir si cette baisse sera durable, c’est-à-dire si elle ne sera pas remise en cause par un prochain gouvernement. C’est le problème en France, on n’a pas forcément compris qu’une politique fiscale n’est bonne que si elle est prédictible et durable.

Sahara Cohen