Le bitcoin peut entrainer plus de pollution, c’est aujourd’hui une certitude. Alors comment ? Revenons sur la façon d’obtenir aujourd’hui cette cryptomonnaie. On peut se la procurer sur des plateformes d’échange, le marché secondaire, comme pour n’importe quel actif. On achète le bitcoin contre du dollar ou de l’euro.

Mais historiquement, la première façon d’obtenir des Bitcoins, c’est de les miner, de les découvrir.  Des fermes de minage, qui sont des réseaux d’ordinateurs, vont résoudre une suite d’énigmes informatiques, chaque jour de plus en plus compliquée. Et en contrepartie de ce travail titanesque effectué par les ordinateurs, les mineurs reçoivent des bitcoins.

Avec cette nouvelle montée des cours du bitcoin, il y a de plus en plus de mineurs, ces personnes qui cherchent à gagner des bitcoins. Et comme ils sont très nombreux, ils ont – en plus – de moins en moins de chances de réussir. De moins en moins de bitcoins sont distribués chaque jour et demande de plus en plus de travail, d’ordinateurs et donc d’énergie et d’électricité.

 

Et pour mettre le plus de chances de leur côté, ces mineurs ont recours à un matériel informatique de plus en plus puissant, et c’est là que se trouve aussi un non-sens économique. Car cela produit des dépenses électriques très importantes, parfois supérieures aux gains espérés. Et pour rester rentables, les mineurs ont intérêt à minimiser leur cout de production, en utilisant le plus souvent l’énergie la moins onéreuse mais aussi la plus polluante, le charbon. Non-sens écologique, donc.

Hélène Samson