Il est des pays émergents où les droits des femmes reculent. Au Brésil, le président d’extrême-droite Jair Bolsonaro, évangélique, s’est toujours fait le relais des conservateurs religieux, très puissants au Brésil.

C’est maintenant la législation sur l’avortement qui s’est durcie, cet acte devenant un crime dans le pays.

L’avortement reste autorisé dans certaines conditions seulement, en cas de viol ou lorsque la vie de la mère est en danger.

Mais même pour ces femmes victimes d’agression, le chemin est très long,

pour qu’elles puissent avoir accès à l’IVG. Il faut parfois faire plus de 1000 km pour trouver un établissement qui accepte d’interrompre sa grossesse.

Le personnel médical est désormais obligé de proposer à la femme de voir le foetus par échographie. Elle doit également raconter en détail son agression, afin d’être capable de la prouver, sous peine de poursuites.

Selon les chiffres officiels, 4 préadolescentes sont violées toutes les heures au Brésil.

Hélène Samson