Lors du débat en plénière mercredi, les députés ont salué l’accord conclu sur le financement de l’UE et celui sur le lien entre le financement de l’UE et le respect de l’État de droit.
Les députés ont salué l’unité du Parlement dans les négociations budgétaires ayant mené à la conclusion d’un accord mardi, qui apportera des fonds additionnels pour les futurs emplois, la compétitivité et une protection accrue du climat – au bénéfice des citoyens, des jeunes, des chercheurs ou des personnels de santé en temps de crise.

Le commissaire européen en charge des affaires budgétaires, Johannes Hahn, a félicité les législateurs d’être parvenus à un « bon accord » qui a montré que l’Europe était à la hauteur du défi. Il a salué en particulier les fonds supplémentaires et l’ambition des eurodéputés qui a permis de dépasser les coupes initiales proposées par les États membres, ainsi que l’introduction du mécanisme lié à l’État de droit et d’une feuille de route claire sur les ressources propres.

 

Jan Olbrycht (PPE, PL) a salué l’accord budgétaire comme un résultat « gagnant-gagnant » et a souligné que les négociateurs avaient trouvé une solution pour renforcer les politiques sans violer l’accord scellé par les dirigeants européens en juillet sur le prochain CFP et le Fonds de relance « Next Generation EU ». Par ailleurs, il a décrit les récentes négociations budgétaires comme les plus difficiles à ce jour, avec de nombreux nouveaux éléments à prendre en compte, comme la préservation des ambitions de l’UE tout en faisant face au Brexit et à une situation de pandémie qui se détériore en Europe.

 

Iratxe GarcíaPérez (S&D, ES) a averti contre le fait que « personne ne comprendrait que nous ne puissions pas agir dès que possible » pour atténuer les conséquences de la pandémie sur les citoyens européens. « Nous devons surmonter les divisions et les chantages et nous concentrer sur les besoins des citoyens », a-t-elle ajouté. Elle s’est dit convaincue que le plan de relance serait un succès, « si nous parvenons à mettre en œuvre rapidement le nouveau budget à long terme et la décision relative aux ressources propres ».

 

Dacian Cioloş (Renew Europe, RO) a souligné l’importance historique de l’accord, non seulement en raison des fonds supplémentaires, mais aussi en ce qui concerne les nouvelles ressources propres, selon lesquelles les pollueurs seront tenus responsables et les entreprises numériques devront payer une part équitable d’impôts. Les États membres devront aussi respecter les valeurs fondatrices de l’UE pour accéder aux fonds. « Il s’agit d’un moment historique pour l’UE et j’espère que cela constituera également un nouveau départ pour l’Union », a-t-il commenté.

 

« Favorisera-t-on des relocalisations? », a demandé Jean-Lin Lacapelle (ID, FR). Une partie de la relance doit se jouer sur des actions incitatives qui prennent en compte la vulnérabilité des PME et pour « investir sur le localisme ». Il a par ailleurs dénoncé “l’impôt européen” par lequel “tous les citoyens seront soumis fiscalement à l’euro-mondialisme”.

 

Philippe Lamberts (Verts/ALE, BE) s’est dit fier du Parlement “qui a eu le courage d’affirmer ses convictions” dans la négociation budgétaire. « Il est incontestable que l’accord atteint hier améliore substantiellement celui atteint par le Conseil en juillet. Cette fois-ci, le Conseil nous a respecté », a-t-il déclaré.

 

Johann Van Overtveldt (ECR, BE) a salué le fait que les négociateurs du Parlement aient pu modifier la position « intouchable » adoptée par les États membres sur le budget à long terme, garantissant ainsi plus de fonds pour les programmes phares et d’innovation de l’UE.

 

Selon Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL, EL), ce que le Parlement a obtenu représente une étape positive mais il faut faire plus pour répondre aux attentes des citoyens. Il espère « que le Conseil respectera cet accord et aura l’unanimité nécessaire ».