A la tête d’Engie depuis 2016, la directrice générale de 53 ans fait face à une fronde interne, une mésentente avec son conseil d’administration, dont le président Jean-Pierre Clamadieu. L’Etat est lui aussi décisionnaire, puisqu’il détient encore 1/3 des droits de vote.

 

Depuis son arrivée, Isabelle Kocher s’est pourtant tournée vers les énergies vertes.

Le géant français a cédé 15 milliards d’actifs, dont ses activités pétrolières, gazières et nucléaires, tout investissant massivement dans les énergies renouvelables.

Mais le groupe compterait encore trop d’activités, ce que les boursiers pénalisent généralement.

 

Elie Cohen, économiste explique que“les critiques de madame Kocher disent que la performance boursière,économique, ne sont pas encore au rendez-vous, et qu’il faudrait peut-être avoir une autre orientation.” Mais difficile de savoir, pour autant, ce que d’autres feraient à sa place. Plus d’écologie? C’est ce qu’il semble dire, mais cela signifierait aussi des prix élevés.

 

Ces dernières années, l’action d’Engie a beaucoup moins progressé que ses concurrents européens. En trois ans, le titre n’a pris que 10%. N’ayant pas les actionnaires ralliées à sa cause, difficile pour la seule femme du CAC

Difficile dans ces conditions de rallier les actionnaires à sa cause.

Anne sophie Lacroix