Les mois qui ont précédé ont vu s’accumuler les révélations portant sur la captation électronique des conversations privées par les grandes puissances publiques, éventuellement en violation de la constitution desdites puissances. La nouvelle loi de programmation militaire française, promulguée en catimini le 18 décembre à la veille de Noel, oblige les opérateurs internet à communiquer à diverses administrations publiques, sans aucune décision de justice, nos codes secrets et autres échanges de données internet.

Les faits et témoignages s’accumulent, montrant les dérives fascisantes du gouvernement socialiste et notamment de Manuel Valls. Des manifestants pacifiques sont piégés avec des nasses policières les empêchant de quitter les lieux de destination des défilés, puis lesdits manifestants sont gazés par les forces « de l’ordre » plaçant en garde à vue ceux d’entre les manifestants qui mettront un peu de vigueur physique à fuir ou protester contre ces violences politiques gouvernementales. D’innocents porteurs de T-shirts roses sont arrêtés et maltraités quand ils circulent sur les champs Elysées ou sur la Montagne Sainte Geneviève. Le pacifique conducteur bénévole d’une voiture aux couleurs associatives « hollande-demission.fr » se voit prendre son véhicule par la police sans motif légitime, l’indéfendable prétexte de « publicité en agglomération » étant, après plusieurs heures d’intense réflexion, hypocritement brandi par un pouvoir sombrant dans une illégalité factuelle qui fait à présent l’objet de légitimes poursuites en justice pour « vol avec les moyens de l’état » passible de plusieurs mois de prison.

Entendant obliger les familles à soumettre leur progéniture au formatage social voulu par la puissance publique, un projet de loi entend interdire l’éducation à domicile alors que celle-ci offre de remarquables résultats, y compris en matière de sociabilité. La même puissance publique multiplie les propagandes minoritaristes outrancières, perturbantes, et/ ou fallacieuses, venant endoctriner les enfants à l’école. Elle promeut illégitimement la fumeuse théorie du genre qui prétend ridiculement que le genre se choisit, au lieu de constater factuellement qu’il est pour plus de 99% des gens une réalité biologique claire dont la traduction comportementale peut être éventuellement modulée par chacun. Elle promeut le caractère (faussement) fatal d’une homosexualité au prétexte du caractère précoce, si ce n’est inné, de certaines appétences, oubliant ou pire interdisant de dire en classe qu’un comportement fertile ou stérile est un choix libre et fondamental, où le plaisir sexuel avec son conjoint n’est qu’un ingrédient légitimement considéré comme secondaire aussi bien par une morale traditionnelle, que par une morale libertine.

La puissance publique bouleverse soudain, par une procédure grotesquement expéditive menée par un juge solitaire, le droit établi depuis plusieurs générations, remettant ainsi en cause la liberté d’expression. On peut penser que ce bouleversement sera annulé par les instances européennes. Au passage s’est trouvé mobilisé à des fins partisanes le concept de « dignité humaine » qui à l’origine désignait simplement la place de l’être humain, dans la nature et dans le droit, à savoir celle d’un être normalement conscient ayant vocation à être une personne de droit dont les facultés naturelles sont reconnues et protégées de l’oppression. Ce sinistre bouleversement jette au second rang un des droits naturels les plus importants de l’être humain et des sociétés démocratiques, et menace toute la société de l’arbitraire de la puissance publique venant imposer au prétexte d’une « dignité » à géométrie variable les pires constructivismes sociaux, imposant au gout des uns de façonner l’ « homme nouveau » ou au gout des autres de figer la société dans « la tradition ». Ce bouleversement est promulgué à l’occasion d’un débat passionnel ou le pouvoir politique prétend faire taire un humoriste qui depuis des années réplique avec un humour souvent irréprochable, mais parfois aussi franchement de mauvais gout (au point d’être sanctionné par des tribunaux -sous pression ?) aux persécutions qu’il subit ou aux biais politiques qu’il observe, impulsés par des militants extrémistes. Issus d’une communauté surprotégée par les pouvoirs publics et les normes médiatiques après les dures souffrances subies par cette communauté il y a près d’un siècle, ces militants extrémistes se croient à présent tout permis, appelant publiquement et impunément à l’émeute ou bien menaçant de mort anonymement ses détracteurs ou encore pratiquant à leur encontre des chasses à l’homme communautaires destinées à obtenir leur mort sociale et professionnelle sans que les médias ou pouvoirs publics s’en indignent et prennent les mesures de paix civile qui s’imposent. Au passage lesdits militants extrémistes, par leurs abus, œuvrent, pas forcément inconsciemment, pour la marginalisation de leur propre communauté, jetant les modérés dans une inquiétude propre à en faire les serviles moutons des extrémistes, ou à les faire migrer en Israel où la démographie flageolante dessine la perspective troublante d’une majorité arabe au milieu du 21èmesiècle.

Quelle est l’ampleur des menaces nouvelles sur la liberté de penser et de s’exprimer en France ? Comment interpréter leur multiplication récente ? Y a-t-il d’autres phénomènes dans l’actualité que ces abus politiques entendent contrer, stimuler, ou tout simplement masquer ? C’est autour de ces questions que nous vous proposons de dialoguer le lundi 3 février à 20h00 au café Le Coup d’Etat, 164 rue Saint Honoré, 75001 Paris !

 x.Driancourt