Le tourisme sera inévitablement touché par la propagation du Covid-19. Le WTTC – Le World Travel & Tourism Council, conseil pour l’industrie du voyage et du tourisme, estime que la pandémie met en danger quelque 50 millions d’emplois dans le monde, ce qui en fait la pire crise que le secteur ait connue depuis au moins une décennie.

Il n’y a qu’à voir les déroutes boursières des compagnies du secteur : -41% pour le titre Accor, -51% pour Air France.

L’industrie s’arrête lentement à l’échelle mondiale et les pays prennent des mesures de quarantaine pour tout étranger arrivant chez eux, soit les interdisent simplement d’entrée.

Du Rijksmuseum d’Amsterdam au Louvre de Paris, certains des musées les plus emblématiques du monde ont évidemment fermé leurs portes. 

Le Conseil mondial du voyage et du tourisme estime que quelque 50 millions d’emplois sont menacés dans le monde et qu’un quart de tous les voyages ont été annulés cette année. Avant même ces mesures, les compagnies aériennes étaient sous la pression de réduire considérablement leur offre. Cathay Pacific, basée à Hong Kong, a été l’une des premières victimes, affichant une perte de 28 % de ses bénéfices en 2019. Aujourd’hui, les analystes du secteur affirment que les compagnies aériennes occidentales pourraient être confrontées aux mêmes difficultés, voire pire.

Pire, la mauvaise publicité pour les navires de croisière immobilisés à port pendant des jours et des jours, symbole flottant des risques posés par la pandémie. Certains croisiéristes annoncent déjà la suspension de tout voyage pendant une durée d’au moins deux mois.

Le tourisme représente 10 % du PIB mondial. Ce pourrait bien être la pire crise de son histoire, devant les attentats du 11 septembre ou la crise financière de 2008.

Hélène lemoine