Alors que l’on apprend, chaque jour, des conséquences de l’épidémie de coronavirus (la fermeture de 2000 bars par Starbucks et des magasins Apple en Chine, la suspension de la production de Tesla dans son usine chinoise et la suspension par les compagnies aériennes des vols vers Pékin, Shanghai et Hong Kong), à quels types de conséquences économiques s’attendre ?

Comme toujours dans ces cas, ce qui compte avant tout, ce sont les réactions psychologiques : celles de la Bourse qui, comme toujours est hypersensible, après une phase d’optimisme jugée excessive par beaucoup, pourrait maintenant avoir une réaction exagérée de baisse et de récupération des bénéfices, passant de l’euphorie à la panique.
Ensuite, la mondialisation a explosé la chaine de production à travers le monde, et beaucoup de composantes viennent de Chine. Le gel de l’activité pourrait, s’il perdure, affecter bien plus de secteurs que les seuls tourisme et consommation.

La Chine pourrait perdre 60 milliards de dollars d’échanges commerciaux en trois mois et voir son PIB de 2020 chuter de 1 % par rapport aux 5,9 % prévus pour l’année 2020.
Les difficultés du géant asiatique (l’économie chinoise représente 19 % du PIB mondial) affecteront également d’autres pays. Cela pourrait être la pire chute de croissance pour la Chine. Mais le pays de Xi Jinping La Chine, qui ne veut pas courir le risque d’une baisse plus prononcée encore de la croissance, semble prêt à contrer le ralentissement par des mesures de relance budgétaire, des réductions d’impôts et de nouveaux programmes d’infrastructures publiques. La Chine ne restera pas inactive.
Sahara Cohen