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Crise de l’euro : comment répartir les rôles entre la BCE et le FESF

Le Fonds de secours européen doit-il remplacer à terme le champ d’action de la Banque centrale? La réponse est non, selon le quotidien économique allemand Handelsblatt qui cite mardi 25 octobre des sources diplomatiques. La BCE continuera bien de racheter des d’obligations d’Etats, même si les capacités d’intervention du Fonds de secours européen (FESF) devaient être augmentées par les dirigeants européens.

En clair, le pouvoir octroyé au FESF resterait insuffisant pour soutenir les grands pays de la zone euro comme l’Italie et l’Espagne. Seule la BCE semble apte à mener une politique de rachats de dette efficace. Depuis mai 2010, l’institution de Francfort a en effet racheté au total pour 169,5 milliards d’euros d’obligations d’Etat. Après avoir acquis principalement des obligations grecques, elle rachète aussi depuis août des emprunts italiens et espagnols sur le marché dit secondaire.

Un FESF assureur et créditeur

Si le rôle de la BCE reste capital, les dirigeants réfléchissent donc à la mission à donner au FESF. Celui-ci pourrait devenir un « assureur-crédit » prenant en charge une partie du risque de défaut lors de l’émission d’obligations par des pays fragiles, et, dans le même temps, faire appel à des financements extérieurs, via le Fonds monétaire international (FMI) notamment.

Les capacités du Fonds pourraient ainsi passer de 440 milliards d’euros à plus de 1.000 milliards d’euros, avait estimé lundi le chef du groupe parlementaire des Verts allemands, Jürgen Trittin.

Selon le projet de renforcement des mécanismes de secours transmis aux députés allemands lundi soir, il n’y a toutefois pas d’engagement sur le montant d’aide qui serait mis à disposition.  Le document, élaboré par le FESF lui-même, doit servir de base aux discussions des chefs d’Etat et de gouvernement qui se retrouvent à Bruxelles mercredi pour tenter de trouver une solution globale à la crise qui secoue l’Europe.

Il détaille les deux variantes prévues pour renforcer la force de frappe du FESF. La première verrait le fonds assurer une partie de la dette émise par ces pays, de manière à « soutenir la demande d’émissions souveraines », et à faciliter leur refinancement sur le marché. La deuxième ferait appel à des investisseurs externes, privés et publics, « pour élargir les moyens à disposition du FESF ». Ces liquidités supplémentaires serviraient à « fournir des crédits, à la recapitalisation des banques par un Etat et à l’achat d’obligations ».

« Il serait avantageux de conserver la possibilité d’utiliser les deux variantes », selon le document, l’une ou l’autre pouvant selon les situations ou les pays être plus adaptée.

(Avec AFP)

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