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Crise sanitaire et dollar Par Philippe Simonnot



La crise  a donné une bonne excuse aux gouvernements des deux côtés de l’Atlantique pour se lancer dans de nouveaux déficits budgétaires abyssaux avec l’excuse supplémentaire de taux d’intérêt proches de zéro. Avant l’explosion de la crise sanitaire, Mme Lagarde réclamait à cors et à cris que la politique budgétaire prenne le relais d’une politique monétaire en effet à bout de souffle. La présidente de la BCE est maintenant comblée. Il y a pire. Lors du symposium annuel des banques centrales, le 2 septembre 2020, Jérôme Powell, président du Fed, a laissé entendre qu’il laisserait filer la hausse des prix si nécessaire.
C’est-à-dire que  le standard actuel du système monétaire international, qui est d’atteindre 2% d’inflation, est légèrement modifié. On laissera désormais la hausse des prix dépasser momentanément la barre des 2% pour faire en sorte qu’en moyenne, à moyen ou à long terme, elle soit de 2%. Autrement dit, le chiffre de 2% n’est plus un plafond qui, si on l’atteignait déclencherait, le déclenchement d’un frein dans la fabrication monétaire, par une augmentation des taux d’intérêt par les banques centrales. Il sera donc permis de dépasser ce seuil par une nouvelle dose de faux monnayage. De toutes façons ce standard de 2% n’a strictement aucun sens ni sur le plan théorique ni sur le plan pratique.

 
Dans cette course au désastre, le dollar a perdu 15% de sa valeur par rapport à la valeur qu’il avait en euro il y a huit ans : 1,178 e aujourd’hui contre 1,495 e, son plus haut de 2012. Et ce ne sont pas les palinodies trumpiennes qui  vont rassurer les marchés.
Certes les marchés financiers américains sont les plus profonds du monde et donc les moins risqués, les banques centrales préfèrent toujours détenir la majorité de leurs réserves en dollars, et les principales matières premières du monde sont négociées en dollars, l’Europe entre elle-même dans une crise profonde et fait marcher à fond sa planche à billets. Mais les incertitudes graves liées à l’élection présidentielle américaine incitent à la plus grande prudence dans les arbitrages  euro contre dollar…

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