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Dark veut proposer des lancements en orbite héliosynchrone depuis un avion en vol


Dark, entreprise spatiale française développant une fusée réutilisable et capable d’être opérée depuis les aéroports, lève $5m en pre-seed auprès d’Eurazeo, Frst et Kima Ventures.  

Co-fondée par Clyde Laheyne et Guillaume Orvain, deux ingénieurs de l’industrie Aérospatiale Défense, Dark ambitionne d’effectuer des lancements spatiaux depuis n’importe quel point sur Terre – pourvu qu’il y ait un aéroport à portée de main. En combinant plusieurs innovations technologiques, Dark s’affranchit des contraintes pesant sur les systèmes actuels pour offrir une solution à la fois polyvalente quant aux cas d’usage et au marché adressable, ultra-flexible quant aux lieux d’expédition et de livraison et fiable en termes de calendrier.

La ruée vers l’orbite 

L’orbite terrestre a été desservie pendant des décennies par de gros lanceurs tels que Ariane 5 (Ariane Groupe) ou Falcon 9 (Space X). A l’instar du transport routier, les économies d’échelle réalisées en regroupant plusieurs « expéditeurs » par « livraison » répondaient à un marché principalement institutionnel. Cela se faisait alors au prix d’une faible adaptabilité quant aux points de livraison, et d’une forte dépendance à des pas de tir, à la météo et au trafic aérien – engendrant complexité, retards et surcoûts.

L’arrivée des constellations et applications privées de l’orbite basse, il y a une dizaine d’années, marquait alors le début des micro et mini-lanceurs commerciaux aux Etats-Unis. La problématique sur la flexibilité des points de distribution est résolue, cependant, faute de régler également le problème de la dépendance au pas de tir et donc à la météo et au trafic aérien, ces systèmes ont eu du mal à s’imposer et souffrent d’un modèle économique chroniquement fragile.

« La proche banlieue de la Terre devient progressivement une zone industrielle où s’implantent de multiples activités de pointe. Cette explosion des cas d’usages doit s’accompagner d’un changement de paradigme quant aux moyens de transport disponibles pour assurer des allers-retours bientôt quotidiens entre la Terre et ce nouveau territoire – mais aussi pour l’entretenir. » détaille Bruno Raillard, Cofondateur & Managing Partner chez Frst.

Pour démocratiser l’accès à l’espace tout en réduisant au maximum l’empreinte environnementale de son activité, Dark a choisi de développer un lanceur spatial de proximité, réactif et adaptable qui pourrait décoller depuis la France métropolitaine dès 2026 et qui lui permettront de s’établir comme « le couteau suisse » des micro livraisons vers l’espace.

Un modèle innovant basé sur des avancées technologiques majeures

L’idée est en apparence simple : développer un système de micro-lanceurs transportés et déclenchés à partir d’avions spécialement équipés. S’inspirant des missiles, cette approche vise à rendre possible des lancements spatiaux à partir de n’importe quel aéroport dans le monde, s’affranchissant ainsi des contraintes des pas de tir tout en offrant une adaptabilité et une sécurité totale en termes de calendrier et de point de livraison.

Ce système de lancement brille également par sa polyvalence : il sera dès le départ capable de mener une large gamme de missions, allant de la mise en orbite de satellites à la récupération de débris spatiaux, en passant par l’approvisionnement de micro-usines spatiales. Tout ceci dans le but de maximiser le taux d’utilisation du service, et donc de faire baisser plus rapidement les coûts unitaires de chaque lancement. Cela implique de réaliser de nombreuses avancées technologiques, sur des sujets tels que la motorisation à base de bio-carburant ou la réutilisation d’étages.

« Une fusée capable de telles missions est évidemment un challenge technologique, mais le défi est surtout de construire l’organisation capable de la développer et de l’opérer. D’ici 4 ans, nous prévoyons d’avoir plus de 300 employés répartis entre notre siège et notre site industriel. » explique Clyde Laheyne, Cofondateur et CEO de Dark.

Un challenge qui n’a pas empêché Dark de convaincre des investisseurs de les suivre : 

« L’Europe avait manqué la première vague des micro-lanceurs verticaux, commencée aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années. Avec ses micro-lanceurs aéroportés réutilisables, Dark offre une solution réactive, adaptable et modulaire, pleinement en phase avec les enjeux industriels d’un marché encore balbutiant. Nous sommes fiers de soutenir un projet ambitieux unique au monde, et qui plus est avec des fondateurs et des équipes exceptionnelles« . Benoist Grossmann, CEO d’Eurazeo Investment Manager et board member du CNES.

Les premiers vols prévus pour 2026

Opérationnelle depuis juillet 2021 et basée à Paris, la société compte déjà 11 salariés – en grande majorité des ingénieurs issus de différents secteurs comme les missiles, les drones, l’automobile ou les fusées. La levée de fonds doit également permettre aux équipes d’obtenir d’ici fin 2022 la validation d’un nouveau type de moteur de fusée réutilisable 100 fois avec des bio-carburants.

« Grâce à nos expériences passées, nous avons été en mesure de mettre au point les spécifications techniques du lanceur et de produire un premier design. Nous sommes maintenant en train de finaliser le consortium industriel qui nous permettra de développer les premières maquettes fonctionnelles. La levée nous a également permis d’acquérir des outils clés, qui nous suivront pendant toute la phase de développement, mais surtout d’aller chercher des profils expérimentés dans le monde entier » explique Guillaume Orvain, Cofondateur et CTO de Dark.

Le compte à rebours officiel de Dark a déjà commencé : Le premier vol est prévu dans 1665 jours – mi 2026. « Ce compte à rebours est un excellent moyen d’aligner tout le monde au quotidien autour de notre mission » s’amuse Clyde Laheyne. Quant au premier lancement commercial, il est prévu pour 2028. À ce stade, la flotte de lanceurs de Dark pourra connecter n’importe quel aéroport du monde à l’espace, contribuant ainsi au développement de ces nouveaux marchés en orbite terrestre.

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