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Les politiciens professionnels n’ont pas d’intérêt à nous mener vers une vraie démocratie, puisqu’elle les rendrait de fait inutiles. Quelques outils sont bien souvent tout au plus employés pour légitimer leur action. « Quelle est la dinde qui proposerait d’avancer le repas de Noël ? » formulent nos voisins canadiens.
L’initiative ne pourrait être plus citoyenne : une poignée d’entre nous lança un appel, selon les termes « Et si vous votiez vous-même les lois ? » Chacun était libre de s’inscrire en volontaire au tirage au sort proposé pour constituer des listes de candidats « coursiers » dans chaque circonscription de France métropolitaine, en Outre-Mer et pour la communauté francophone de Belgique. (Pour l’heure, seule cette dernière communauté a abandonné l’aventure, les règles électorales étant plus contraignantes encore.)
Le tirage au sort – programmé par décision collective le 1er juillet 2013 – fut réalisé sur la base de la valeur du CAC 40 ce jour là, en retenant deux chiffres après la virgule. La nature suffisamment aléatoire et vérifiable par
chacun de cette procédure permit d’obtenir un résultat fiable sans nécessaire intervention d’huissier.
Depuis, le projet se développe en fonction de l’investissement de chacun, au travers de recherches
individuelles jusqu’aux rencontres et visio-conférences de coordination des circonscriptions tous les dimanche soir depuis plusieurs mois.
Nous avons démocratiquement voté par e-mail et sur l’outil décisionnel Loomio (simple d’usage pour poser des questions fermées) de ne pas créer de parti politique, selon les arguments ci-dessous. La loi permet de participer aux élections européennes sans être un parti politique.