L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de lancer une alerte. Après des cas répertoriés en Russie, ce virus hautement pathogène a été détecté le 20 octobre sur deux cygnes aux Pays-Bas et dans un élevage. Neuf autres élevages dans ce pays ont été placés sous surveillance avec les prélèvements d’échantillons. En attendant, le gouvernement néerlandais a décidé de procéder à l’abattage massif de 215 000 poules pondeuses dans un élevage au sud des Pays-Bas pour tenter d’empêcher la propagation du virus. 35 700 volailles ont déjà été abattues fin octobre dans un autre élevage. Un autre cas a été détecté en Allemagne, dans la région de Hambourg.

Les autorités françaises ont passé jeudi 45 départements en risque « élevé » d’introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migratoires, obligeant notamment à confiner les volailles, en espérant éviter ainsi un retour de cette maladie redoutable pour l’élevage. Les volailles n’échapperont pas au confinement. Le ministère de l’Agriculture a pris un arrêté demandant aux éleveurs de 46 départements français de confiner leurs volailles. Dans la liste, presque tous les départements de la région sont concernés : le Rhône, l’Ain, l’Ardèche, la Loire, la Haute-Savoie, la Savoie, la Drôme et l’Isère. Soit tout le centre et l’est de la région.

D’après l’institut Pasteur, la grippe aviaire est une maladie particulièrement contagieuse, provoquée par des virus grippaux de type A comme le H5N1. En général asymptomatique chez les oiseaux sauvages, elle se révèle souvent mortelle dans les élevages. A tel point que la grippe aviaire est parfois surnommée « la peste aviaire » ou « l’Ebola du poulet ». Sur son site internet, le ministère de l’agriculture donne toutes les informations nécessaires.

Céline Delrieux