En période de crise, les structures de l’économie sociale et solidaire ont plus que jamais besoin de financement. De nombreux produits permettent aux épargnants de les financer. C’est le moment de sauter le pas

 

Le taux d’épargne des Français est au plus haut et que les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir épargner, l’enjeu sera de trouver le juste équilibre entre l’incitation à consommer et l’orientation de l’épargne vers le financement de l’appareil productif dans une perspective de moyen-long terme. Consommer bio, réduire ses déchets, privilégier les transports en commun… Si ces comportements sont entrés dans la norme pour de nombreux Français, qu’en est-il de leurs placements ?

Des nombreux Français déclarent accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans leurs décisions de placements, selon l’enquête 2020 de l’Ifop pour le Forum pour l’investissement responsable (FIR). Les montants investis de façon « responsable », au sens large, par les gestionnaires de fonds français, d’après les calculs de l’Association française de la gestion financière, ont d’ailleurs bondi de 28 % de plus que douze mois auparavant, constituant ainsi 45 % des encours totaux gérés.

A la même période, les volumes d’épargne solidaire se sont envolés de 24 %. Mais ne représentent toujours que 0,29 % de l’épargne financière des ménages…

Dans le même temps, les consommateurs se perdent parfois dans la jungle des produits responsables. De plus en plus d’épargnants cherchent à réaliser des placements qui ont du sens à leurs yeux, mais les solutions proposées dépendent d’un ensemble de critères assez complexes qui ne leur parlent pas

Hélène Samson