Amazon est née des mains de Jeff Bezos mais est devenu ce qu’il est devenu grâce aux consommateurs. La firme a su trouver son public, que ce soit un public de librophiles, et peu à peu de tous les objets qu’Amazon s’est mis à vendre pour couvrir tous les besoins qu’il faisait naître chez les consommateurs. Et les consommateurs ont répondu présents en masse et dans beaucoup de régions du monde.

Alors Amazon est devenu un supermarché en ligne, mais il a autorisé d’autres commerçants à vendre dans ses rayons. Certes, en leur demandant de remplir leurs coordonnées et en connaissant tous de leurs produits, mais Amazon est devenue une place de marché non négligeable.

Alors, ça marchait bien quand tout allait bien, Amazon était adulé parce que, quand Amazon crée un entrepôt dans une région, ça crée de l’emploi. Mais avec le confinement, la crise et les fermetures, Amazon est maintenant vilipendé. Parce qu’Amazon a profité d’un bond de ses ventes à la faveur de cette période un peu spéciale.

Peut-être, mais personne n’a obligé les consommateurs à faire leurs achats sur Amazon, sauf peut-être les politiques qui ont fermé les équivalents physiques.

Le problème n’est pas de fermer un site, mais d’en ouvrir plein d’autres. Le problème n’est pas d’amenuiser la concurrence mais de la permettre. Ouvrir sur Amazon oui, mais pas que. Plus de 60 % du commerce Amazon est fait par des commerçants français. C’est donc un moyen de continuer à vivre. Certes l’accueil n’est peut-être pas aussi chaleureux que dans une boutique, mais c’est tout de même ça.

Sahara Cohen