Je dois à chacun une confession : je suis trop pur et trop honnête pour faire de la politique.
J’ai eu la naïveté de croire que ceux qui s’engageaient à mes côtés partageaient la même soif d’avenir pour notre pays et nos enfants. Loin de cela, certains ne servaient que leur carrière respective en m’utilisant au mieux de leurs intérêts…

Je dois également à chacun une autre confession : lorsque je me suis retiré en octobre dernier de la vie politique, j’ai évoqué des problèmes de santé. Certes, ceux-ci étaient bien réels. Epuisé, démarrant parfois mes journées de travail à cinq heures du matin pour les achever après vingt-deux heures, j’ai donné le meilleur de moi-même à mes mandats, à mes militants, à la fédération du FN Var et à tous ceux qui venaient auprès de moi pour trouver une solution à leurs problèmes.

Cette expérience politique m’a permis de me confronter quotidiennement à la misère et au désespoir de trop nombreux de nos compatriotes. Elle m’a aussi permis de rencontrer des hommes et des femmes remarquables, de droite ou de gauche, qui partageaient mes préoccupations et mon combat. La compassion et l’humanisme ne connaissent pas les clivages… Je ne regrette rien. Je ne renie rien. Et je conserve la conviction que ce ne sont pas ceux qui ont conduit la France à l’abîme qui apporteront les solutions…

Lorsque j’ai appris le quatorze octobre que la direction du Front National avait décidé de confier la circonscription dont j’étais responsable à Jérôme Rivière, ce dernier bénéficiant, outre certaines affinités internes, d’une cabale à mon encontre fomentée par des cadres et élus afin de m’écarter, je me suis soumis avec discipline à cette décision et me suis retiré avec dignité et discrétion, soucieux de ne pas gêner mon mouvement.

J’espérais alors, naïf que j’étais, que la hiérarchie locale du FN veillerait à ce que le respect qui m’était dû en considération de mon travail et de mes services serait observé.
Tout au contraire ! Celle-ci, par son absence de prise de sanction à l’encontre de ceux qui calomnient, diffament et insultent mes proches et moi-même, cautionne, voire encourage, ces lamentables comportements.

J’ai donc pris la décision de ne point me laisser outrager sans réagir par des individus dont la plupart me doivent leur entrée en politique, la rédaction de leur communication et la réalisation de leur travail d’élu qu’ils sont incapables d’accomplir… La création d’un compte Facebook entre dans cette stratégie de réplique.

Ceux qui ont semé le vent récolteront la tempête. Je serai cette tempête…

Laurent LOPEZ