La condition des homosexuels se durcit sur le continent africain : sur 54 pays africains, 38 pénalisent l’homosexualité. C’est le cas du Ghana cette semaine

 

De hauts responsables gouvernementaux, y compris le président du parlement, ont déjà manifesté leur volonté de promulguer des lois anti-homosexualité.

 

Un groupe de députés ghanéens a rédigé un projet de loi qui, entre autres, propose une peine de 10 ans de prison pour les personnes qui font la promotion d’activités LGBT+ via les médias grand public ou sociaux.

Le projet de loi a été soumis au président du parlement ghanéen pour examen.

Toujours en vertu du projet de mesure, intitulé Projet de loi de 2021 sur la promotion des droits de l’homme et des valeurs familiales du Ghana, les personnes qui ont des relations sexuelles non hétérosexuelles pourraient encourir une amende ou une peine de prison allant jusqu’à trois ans.

Le principal parrain du projet de loi, le député de l’opposition Sam Nartey George, a déclaré à la BBC que les législateurs pensaient qu’il ne s’agissait pas d’une question de droits humains.

Certains Ghanéens ont exprimé leur inquiétude quant à son potentiel de violer les droits des membres de la communauté et des militants LGBT+.

Pour une majorité de la classe politique Ghanéenne, l’homosexualité serait une valeur occidentale et ajoute à cela, de nombreux citoyens ont le sentiment d’un forcing des Occidentaux pour leur imposer leurs valeurs.

Hélène Samson