Emballement général sur les marchés financiers hier. Le CAC40 et la Bourse de Milan ont enregistré une hausse de 9%, Francfort 11%. Aux Etats-Unis, ça a tout simplement été la plus forte journée de hausse depuis 1933, le Dow Jones a explosé de 11%, le S&P500 9% et le le Nasdaq 8%.

Rappelons le contexte de crise sanitaire toujours devant nous, d’un bilan humain de 1000 morts par jour dans le monde et d’une épidémie dont l’épicentre se déplace de l’est vers l’ouest et va inexorablement arriver aux Etats-Unis.

A l’intérieur des indices, des titres se sont aussi particulièrement fait remarquer. American Airlines ou Norwegian Cruises ont augmenté toutes deux de plus de 20%, alors que l’activité aérienne tout comme l’activité de croisière ne sont pas prêtes de reprendre.

De même pour l’automobile française, Renault et Peugeot, alors que les usines de production sont à l’arrêt.

Car les journées se succèdent, les fortes hausses et les fortes baissent aussi mais les fondamentaux du marché, les prévisions et chiffres économiques, restent eux les mêmes. Avec une mise en pause de l’économie, les entreprises prévoient toutes des baisses de chiffres d’affaire et de bénéfices.

 

Alors bien sûr, il y a des bonnes nouvelles du côté monétaire, avec la Réserve Fédérale qui lance un plan d’injection de liquidités contre des rachats d’actifs sans limite, mais cela fait plutôt action de la dernière chance que stratégie mûrement réfléchie. Ou encore Donald Trump, impatient, qui veut déjà rouvrir les Etats-Unis le 12 avril alors que les experts s’accordent pour dire que le pire est à venir pour les Américains. Et donc logiquement pour l’économie, les entreprises et les marchés.

Une seule chose est sûre, la volatilité est et restera présente.

Sahara Cohen