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Islamisme : Le terrorisme est d’abord une guerre de l’information

La « guerre contre le terrorisme » était une erreur stratégique et opérationnelle. Le seul champ d’application où il est légitime de parler de guerre dans la lutte contre le salafiste djihadiste est celui de l’information. L’idée est simple, il faut (com) battre Daech sur son propre terrain, dans les mentalités. Le terrorisme ne peut pas être vaincu sans un combat sur le champ de la bataille de la communication. Ce constat est loin d’être une évidence : la France peine à décortiquer pragmatiquement les méthodes employées par Daech-considérant souvent le concept de guerre d’information comme un tabou. Il faut dire que ce dernier revêt une réalité bien particulière : c’est un conflit sans début ni fin, porté par le développement des technologies de l’information et communication (TIC) et donc largement situé dans le cyberspace.

Cette guerre échappe à tous les codes classiques (déclaration, moyens matériels). Il est difficile d’identifier précisément l’agresseur. Plus encore, elle donne un avantage décisif à l’attaquant : l’information, si on la maitrise d’un point de vue technique, donne la capacité à des acteurs théoriquement plus faibles de rivaliser avec des supposer grandes puissances, car la nature de ce type de conflit permet d’obtenir des effets très importants en comparaison de son coût.

 

Dès lors, pourquoi n’y accorde-t-on pas plus d’attention ? D’une manière générale, nous préférons nier les logiques d’influences et d’affrontement par l’information. Le credo français, jusqu’ici, consiste à limiter les prises de risques : on préfère justifier pourquoi, il ne vaut mieux, quitte à se piéger nous-mêmes, plus tôt que de se lancer dans une offensive dont on peine à anticiper les effets sur l’opinion publique. Dans le cas du terrorisme, cette réalité pose aujourd’hui problème, tant l’information est une composante majeure des modes d’actions djihadistes. Dans les années 2000, Al Qaida se rend déjà compte des bienfaits de la communication : revendiquer clairement les actions terroristes pour devenir plus crédibles ou publier des vidéos destinées à impressionner les possibles futures recrues et déstabiliser les cibles sont autant de possibilités qui s’offrent à l’organisation

Extrait du livre « Quelle stratégie contre le djihadisme ?»

 

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