Une économie plus rigoureuse sur ses budgets, un « Mittelstadt » d’entreprises de tailles intermédiaires  fort et résilient, des secteurs de production à forte valeur ajoutée…. Voilà quelques recettes de l’Allemagne qui pourrait l’aider à sortir plus vite de la crise.

 

Pourtant, tout comme la plupart de ses voisins, l’Allemagne a été ravagée par une urgence sanitaire mondiale et est maintenant confrontée à la pire récession de son histoire depuis 1945. Résultat :  une hausse du chômage et un effondrement des exportations et de la production manufacturière.

 

Beaucoup d’éléments structurels et caractéristiques sont à prendre en compte.

Les entreprises allemandes sont souvent plus nationalistes en termes de choix de partenaires, c’est-à-dire que dans leurs approvisionnements, les Allemands vont chercher des entreprises allemandes quand des Françaises vont aller du côté de l’Asie.

Les organisations d’entreprises sont aussi plus facilement adaptables, ce qui fait que les changements stratégiques, si besoin, peuvent être opérés en très peu de temps. Ce qui fait qu’elles ont déjà pris les mesures de réduction d’activité, et enclenchent plutôt le redémarrage.

Pour preuve,  les entreprises allemandes prévoient déjà de gros investissements pour la fin de l’année.

 

Surtout, l’Allemagne possède une chose : la confiance d’avoir traversé la pandémie de manière plutôt honorable en termes de comparaison internationale, ce qui entraîne une confiance sur la capacité de son activité économique à rebondir. Son système de santé n’a jamais été débordé et a réussi à aplanir les courbes d’infections bien plus tôt que les voisins européens. Et le tout sans trop de restrictions.

Mais l’Allemagne peut-elle être la « locomotive économique » qui tirera l’Europe et le monde de sa crise du coronavirus ?

Sahara Cohen