La crise sanitaire n’a pas seulement touché le secteur aéronautique par la réduction du nombre de voyageurs et de la mobilité mondiale, elle a aussi fait perdre aux compagnies aériennes une partie de la valeur de leur flotte.

La valeur des avions est ainsi estimée chaque année dans le bilan comptable des compagnies aériennes. Comme un bien immobilier, ou une machine qui se détériore plus vite que prévu, les baisses de valeurs sont définies comme des dépréciations, qui sont des charges et pèsent donc négativement dans le résultat des entreprises.

Si Air France a perdu 7 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2020, ce n’est donc pas 7 milliards de trésorerie mais aussi des pertes comptables. Ainsi, le retrait anticipé des Airbus A380, des avions qui ne semblent plus du tout adaptés au paysage de voyages d’aujourd’hui, représente un coût de 672 millions d’euros.

En moyenne entre 10 à 20% de l’ensemble des avions, et aucun type d’avion ne serait épargné. La raison étant aussi, que le voyage en avion étant un service moins demandé, les avions eux-mêmes auront moins de valeur à la revente si les compagnies devaient les céder. Par ailleurs, ne pas voler ne rend pas service aux avions, contrairement à ce que l’on peut penser et peut entrainer une détérioration plus précoce des appareils.

Hélène Samson