Portrait Aurelien VeronMon engagement militant remonte à 2003. La nouvelle vague de manifestations en réaction à la modeste réforme des retraites de François Fillon m’a décidé à passer à l’action. C’est à cette occasion que j’ai rencontré les fondateurs de Liberté Chérie, notamment Sabine Herold et Edouard Fillias. Nous avons multiplié les actions contre le conservatisme syndical, l’un des points de blocage de notre modèle social. Trop peu représentatifs, trop radicaux dans leur convictions idéologiques, leur capacité de paralysie de secteurs entiers de l’économie donnent à ces corps intermédiaires un pouvoir de nuisance excessif. Ce fut l’un de mes premiers combats.

Mon action a pris de nombreuses formes. Le jeu « Monopole Public » que j’ai lancé pour la fin d’année 2004, a connu un joli succès. En 2005, j’ai pris la présidence de Liberté Chérie. Avec Jacques de Guénin, nous avons organisé la première « Journée de la Liberté ». Enfin, avec deux camarades militants, nous avons institué une rencontre hebdomadaire à Paris pour débattre de thèmes d’actualité. Le « café liberté » attire toujours chaque semaine un public nombreux qui vient échanger sur des thèmes qui changent chaque semaine. Avec Edouard Fillias, nous avons co-rédigé le Manifeste des Alterlibéraux, projet libéral « grand angle » concernant la dimension non seulement économique mais aussi sociale et institutionnelle du libéralisme.

Parallèlement à cet activisme, j’ai rejoint les Cercles Libéraux d’Alain Madelin et animé un comité dans le centre de Paris. La richesse des débats m’a incité à lire « la Route de la Servitude », une révélation, ainsi qu’une série d’auteurs accessibles comme Frédéric Bastiat (dont un certain nombre d’oeuvres sont téléchargeables gratuitement et légalement ici), ou plus ardus à comprendre, tels Ludwig von Mises ou Karl Popper. John Rawls ou Francis Fukuyama ont aussi alimenté ma réflexion. La richesse de la pensée libérale, c’est qu’elle n’est jamais figée. Dans sa richesse, elle est en perpétuelle évolution.

Après une contribution à l’association Alternative Libérale en 2006 et en 2007, j’ai fondé le Parti Libéral Démocrate en 2008. Je préside aujourd’hui cette formation politique au slogan simple : « La prospérité par la liberté, la société civile par la responsabilité ». Nous défendons un projet de société reposant sur trois axes :

  • la réforme de notre modèle social et de notre fiscalité pour retrouver une économie prospère
  • un Etat limité pour une société forte
  • la protection de nos libertés chaque jour un peu remises en cause

Les libéraux ont annoncé depuis des années l’arrivée de la crise actuelle : modèle social sclérosant favorisant le chômage, fiscalité confiscatoire, Etat omniprésent, société de défiance. Nous avons aussi accompagné notre constat de propositions pour sortir de ce cycle de déclin accéléré, mais nous n’avons hélas pas été entendus. La facture de ces années d’irresponsabilité collective va nous coûter très cher à tous. L’essentiel consiste à trouver les ressorts du rebond, les raisons d’un espoir retrouvé.