Le Parlement libanais a voté lundi la levée pendant un an du secret bancaire, ouvrant la voie à un audit de la Banque centrale, crucial pour le pays en plein effondrement économique.

Mais de nombreux observateurs questionnent l’efficacité d’une telle mesure, dans un pays où quasiment tous les hommes politiques sont accusés de profiter directement d’une corruption endémique, et de détenir parfois des intérêts directs dans le secteur bancaire. La crise s’est révélée au grand jour durant l’été 2019 avec une pénurie en devises étrangères pourtant nécessaires à l’achat de produits de première nécessité notamment.

Cependant, un inversement des flux financiers avait été constaté dès janvier 2019. Cette crise s’est ensuite accentuée suite à l’imposition de manière unilatérale par les banques libanaises d’un contrôle des capitaux, bloquant ainsi l’accès aux comptes.

 

L’audit juri-comptable de la Banque du Liban (BDL) est l’une des conditions mise en avant par le Fonds monétaire international (FMI) avant le déblocage de toutes aides internationales au Liban.

En novembre, le cabinet d’audit international Alvarez & Marsal avait mis fin à son engagement avec ce pays, arguant d’un manque d’accès à l’ensemble des informations requises

Sahara cohen