L’annonce a fait exploser les cours de bourse de Volkswagen ou de Porsche. Depuis quelques semaines, c’est comme si les principaux groupes automobiles européens étaient face à l’urgence : ils ont en tout cas revu leurs ambitions environnementales à la hausse, en déclament dès maintenant ne plus travailler à développer de nouveau moteur thermique, comme c’est le cas pour Volkswagen.

La tendance s’étend au-delà de l’Atlantique. General Motors ne proposera plus que de modèles électriques en 2035 et Ford fera la même chose dès 2030. Et pour être prêt dans huit ou douze ans, les décisions des constructeurs se prennent dès à présent. Et puis le changement ne se fait pas du jour au lendemain. La durée d’un véhicule est de quinze années en moyenne. Si l’on vend encore des voitures thermiques en 2030, il faudra attendre encore plus d’une décennie pour les voir totalement disparaitre de nos rues ;

Les entreprises ont compris qu’elles ne pouvaient pas se contenter de demi-mesures. Le changement vers l’électrique ne demande pas qu’il y ait un ou seul véhicule électrique dans une gamme, il faut ne proposer que ça au consommateur et faire évoluer tout l’écosystème. Dans le même temps, dans les principales grandes métropoles, l’avenir s’obscurcit pour le moteur traditionnel, qui va se voir banni des centres urbains.

Marine Fleury