Le 29 décembre 1920 naissait, au Congrès de Tours, le Parti communiste français. Ce Congrès marque la scission avec la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) de Léon Blum, qui se pose contre une révolution violente et une vision totalitaire du socialisme. Les militants communistes lui reprochaient encore la participation de la SFIO au gouvernement de Défense nationale de 1914. On est toujours avec cette même distinction aujourd’hui : les communistes qui font la guerre au régime capitaliste alors que les socialistes (les socio-démocrates) veulent vivre avec et l’améliorer.

Quand on rajoute que le parti n’arrivait pas à faire passer des réformes sociales, selon ses détracteurs, deux tiers des présents votent en faveur du ralliement à la Troisième Internationale, mouvement créé créée un an plus tôt dans le sillage de la révolution d’Octobre. Les communistes français prennent leur envol dans un nouveau parti dans le paysage politique français et se structurent. Le journal créé par Jean Jaurès, L’Humanité, devient l’organe officiel de ce nouveau parti.

C’est en 1943, lors de la dissolution de l’Internationale communiste que le PCF adoptera son nouveau nom à 3 lettres. Mais le PCF n’est pas resté dans son utopie de révolution totalitaire communiste. Il lui est arrivé à plusieurs reprises de participer à des gouvernements, même sous De Gaulle, Mitterrand, en finissant toujours par en claquer la porte. Aussi, le PCF finira par reconnaitre que le communisme a fait des millions de morts sous Staline, mais seulement dans les années 80.

Aujourd’hui, il persiste quelques élus communistes (620 maires, un groupe de députés à l’Assemblée et un autre au Sénat), mais il n’existe plus de ligne politique communiste en France, le parti de la France Insoumise ayant pris la place à l’extrême gauche.

Sahara Cohen