La mission est importante puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, que de sauver la biodiversité, dont l’humanité est un pan. Alors, pour ce sommet organisé par l’Elysée, Macron a fait le spectacle. Le One Planet Summit, c’est son One-man Show et il lui tardait de revenir sur scène, comme beaucoup d’acteurs. Beaucoup de personnalités et de dirigeants étaient venus se montrer.

« Avenir commun », « réconciliation entre humanité et nature », « réponse mondiale ». Les bonnes intentions étaient là. Chacun a voulu prouver l’implication de son pays mais les propositions révolutionnaires n’ont pas été au rendez-vous. Un seul projet s’en sort véritablement gagnant, celui de la grande muraille verte d’Afrique. Il permet à l’Occident de faire coup double : agir pour la nature et pour l’Afrique.

Autre reproche fait à ce sommet : il y a finalement très peu d’argent mis sur la table.

Pourtant, le sujet n’est pas tabou. On veut encourager une fois encore la finance verte en disant que 2021 sera l’année du tournant. Mais d’autres viennent nous rappeler les effets pervers des actions prises et d’une plus grande « financiarisation de la nature. Plutôt que d’arrêter de détruire la biodiversité, on finance des compensations à la déforestation ou à la pollution d’une rivière ».

Prochain rendez-vous : la COP 15 sur la biodiversité qui a lieu, si tout va bien, en Chine à la fin du printemps. On saura si la Chine peut jouer le rôle de locomotive et ce serait bien qu’elle endosse ce rôle.

Sahara Cohen