Premier ministre à l’accent chantant, circuits courts, …. La mode du territoire bat son plein. Et pour rapprocher les étudiants de grandes écoles des entreprises ancrées dans les territoires a été créé en 2018 le Volontariat Territorial en Entreprise (VTE). Car on connaissait déjà le VIE, Volontariat cette fois international, où on envoyait les jeunes travailler à l’étranger pour s’imprégner des autres cultures et découvrir une façon de penser « globale ». Le VTE, c’est tout le contraire puisqu’il cherche à faire revenir les jeunes qui ne trouvaient plus du tous les territoires porteurs d’avenirs.

Car, pour résumer, les territoires, c’est les provinces déclassées, oubliées de la mondialisation. Et ce ne sont pas les grands groupes de conseil ou de la banque. Non, ce sont surtout des PME. C’est d’ailleurs un des principaux arguments de ce type de contrat. Rentrer directement dans le concret et être polyvalent, voir plus de choses que dans une grande entreprise et être directement en responsabilité.

Le dispositif a été lancé il y a près de deux ans, mais a eu peu de succès, à peine une centaine de contrats signés. Avec le développement du télétravail et la tendance à la « néo-ruralisation », le VTE pourrait s’offrir une nouvelle naissance.

Hélène Samson