La Géorgie n’aura jamais autant fait parler d’elle. Dans cet État américain doit se tenir, ce mardi, la dernière élection sénatoriale de la saison d’élections présidentielle et parlementaires de 2020. Un peu de retard donc, pour désigner les deux derniers sénateurs qui vont rejoindre leurs 98 collègues et donneront une couleur définitive à la Chambre haute américaine. A moins que ce ne soit l’égalité pure et parfaite.

Car, pour l’instant, les Républicains mènent par 50 voix contre 48 et il y a 100 Sénateurs. L’Etat de Géorgie est d’ordinaire républicain, mais l’avance des candidats s’est effritée lors de l’élection de novembre. Aucun des deux n’a obtenu les 50% des votes et leur élection a dû être repoussée. Pourquoi si tard ? C’est le système américain qui veut cela.

Et tous deux avaient dû montrer leur soutien à Donald Trump pendant la campagne, alors que celui-ci a de nouveau fait parler de lui, de façon assez négative pour la démocratie. Le président sortant a perdu la Géorgie, pourtant emblématique pour son camp mais ne se remet pas de cette défaite pour laquelle il aurait demandé, selon le Washington Post, au gouverneur républicain d’agir en sa faveur pour lui trouver des voix manquantes à dépasser le score de Joe Biden. Le cadre de la campagne a donc largement dépassé l’Etat du Sud de l’Amérique. Si les Républicains perdaient, Joe Biden pourrait avoir une voie tout tracée jusqu’en 2022 au moins.

Sahara Cohen