Et aussi des gargantuesques buffets. Pour cette fois-ci, chacun restera chez soi. Les dirigeants mondiaux sont invités à rejoindre le grand symposium international et la prestigieuse station suisse d’un simple clic de souris, par visioconférence.

Mais peut-être se verront-il au milieu de l’année. Car en cette année 2021, deux événements remplacent la réunion annuelle habituellement enneigée. L’Agenda de Davos, un événement virtuel, se déroule du lundi 25 au jusqu’au vendredi 29 janvier. Il réunira en tout 1 500 dirigeants mondiaux. Pour l’instant, un autre événement en présentiel est toujours prévu pour se tenir à Singapour du 13 au 16 mai, voire en juin s’il faut le reculer de quelques semaines.

Pour cette semaine, l’événement virtuel aura pour thème « Une année cruciale pour reconstruire la confiance » et invitera les dirigeants à regarder au-delà de la crise du coronavirus. Ce sera le premier grand sommet, politique ou économique, depuis l’accession de Joe Biden.

C’est donc une succession de prises de parole par visioconférences, par forcément le plus interactif et un brin monotone, qui nous attend. On parlera pandémie, mais pas que. Klaus Schwab, le fondateur du Forum, veut faire la part belle au climat. John Kerry se fera l’envoyé spécial de la nouvelle administration américaine, lui qui est justement l’homme chargé du dossier climatique de Joe Biden. Il s’adressera aux dirigeants politiques et commerciaux pour leur expliquer sa feuille de route climatique pour les Etats-Unis.

En cette première journée, le président chinois Xi Jinping, qui n’a pas participé au forum depuis 2017, prononcera un discours et l’on devrait en savoir sur la nouvelle approche de Pékin face au nouveau paysage géopolitique. Mardi, c’est Emmanuel Macron qui prendra la parole, alors qu’il va passer la journée du lundi sur la question ardue de l’attractivité française.

Sahara Cohen