L’Europe avec les accords de Schengen avait promis la libre circulation des personnes au sein de l’Europe et prétendait dans le même temps servir de rempart par ses frontières extérieures. C’était avant !

 

 

Aujourd’hui, par les voix autorisées d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron en particulier, il faut accueillir tous les migrants.

 

Pour cela beaucoup de raisons sont invoquées et particulièrement le déficit démographique de notre vieille Europe qui a besoin d’un sang neuf pour payer les retraites (sic). On aura donc recours aux « chances pour la France ».

 

On nous explique aussi que la tradition de notre civilisation (dans ce contexte, il en existe donc une) est d’accueillir l’étranger en difficultés par l’application pure et simple de notre devoir de solidarité. Cependant les mesures et quotas qui représentent la mise en place de ces décisions prises par nos élites ne font jamais appel à une solidarité ou bien mieux une fraternité librement admises.

 

Ces mesures sont toujours imposées verticalement de Bruxelles vers le plus petit village. Je viens d’en être le témoin par l’installation prévue le mois prochain d’une cinquantaine de migrants, à ce jour inconnus même du préfet qui nous les impose (mais il assure, la main sur le cœur, que ce sont de bonnes personnes, toutes animées des meilleurs sentiments à notre égard) dans un hôtel Formule 1 de la petite ville tranquille de Gémenos acquis par un consortium privé sous l’égide de la Caisse des dépôts et Consignations (sans débat parlementaire me semble-t-il).

 

Aux multiples alarmes des habitants, le préfet oppose l’obligation de solidarité et l’affirmation que « tout ira bien » (comme pour Madame la Marquise).

 

Devant des questions, il est vrai parfois un peu imprécises, mais comment bien se souvenir de toutes les agressions, ou « incivilités » qui sont perpétrées dans notre pays, il qualifie, à plusieurs reprises ces affirmations de « fariboles » et nous engage à demander confirmation au procureur de la république. Dont acte pour le comité de suivi. Suite à des questions pressantes et devant le peu d’adhésion de la salle, il a promis l’expulsion de France par reconduite à la frontière (laquelle ?) pour les clandestins qui n’obtiendraient pas le droit d’asile, bien entendu une fois que la Justice se sera prononcée. Le comité de suivi aura donc cette mission de contrôle à assumer quand l’on sait que dans un communiqué du 20 octobre 2015, Didier Migaud Président PS de la Cour des Comptes, constate que « la longueur des procédures contribue à ce qu’in fine plus de 96% des personnes débutées (du droit d’asile) restent en France ».

Jacques Ernewein