Abréviation de « Non-fungible Token », le NFT est un jeton numérique, un actif financier, échangeable sur une blockchain. Le jeton est unique et ne peut être falsifié.

Les NFT peuvent être tokeniser tout ce qui est numérique (comme des dessins, de la musique, ou même un cerveau téléchargé et transformé en IA), mais la tendance actuelle concerne surtout l’utilisation de la technologie pour vendre de l’art numérique.

Un des débouchés de plus en plus courant du NFT, c’est d’agir sur le marché de l’art.

 

Avec les NFT, les collections d’art, autres objets de collection peuvent être tokenisées, c’est-à-dire inscrits dans la sphère digitale. Le monde des NFT est donc un monde virtuel.

Le token, lui, agit alors comme un certificat d’authenticité numérique, et peut être vendu ou cédé comme la propriété de ce bien. Le fait qu’il représente un actif unique, ou l’engouement autour du bien sous-jacent, fera descendre ou monter le prix de ce jeton.

 

Un individu a ainsi payé près de 390 000 dollars pour une vidéo de 50 secondes d’un musicien canadien,  ou une œuvre qui s’est négociée 6 millions de dollars, œuvre de Beeple vendue aux enchères chez Christie’s.

La chose bizarre, c’est que tout le monde peut avoir accès et visualiser ces vidéos. Vous pouvez copier un fichier numérique autant de fois que vous le souhaitez, y compris une œuvre d’art protégée par un NFT.

Mais les NFT ont quelque chose qui ne peut pas être copié : la propriété de l’œuvre (bien que l’artiste puisse toujours conserver les droits d’auteur et de reproduction, comme pour les œuvres d’art physiques). N’importe qui peut acheter une gravure de Monet. Mais une seule personne peut posséder l’original. Il en va de même pour le NFT.

Sahara Cohen