Le Parti Libéral Démocrate exprime sa plus vive déception face aux annonces gouvernementales en faveur du logement. Manuel Valls n’opère qu’un léger relâchement de l’étreinte jugulaire qui enserre le col du secteur immobilier, et non un changement de paradigme libéral dont le logement aurait pourtant bien besoin.

L’encadrement des loyers n’est pas abandonné. Son durcissement partiellement suspendu, nous en restons à la situation antérieure à peine moins contraignante. Nous rappelons que la loi Mermaz-Malandain encadre depuis 1989 les évolutions de loyer. « L’expérimentation de l’encadrement des loyers » maintenu à Paris (et peut-être à Lille), sans que l’on comprenne pourquoi, a déjà eu lieu entre 1914 et 1948 en grandeur nature. Elle a conduit la France a avoir le pire parc locatif d’Europe occidentale au début des années 50. La « libération foncière » annoncée ne consiste qu’en un très relatif assouplissement des régimes de plus-values applicables aux terrains constructibles. Cet ajustement fiscal ne met absolument pas fin au verrouillage du foncier constructible à l’intérieur des PLU qui continuera à bloquer la surface du foncier constructible. Autrement dit, la pénurie n’est pas près de disparaître, et le prix « naturel » du logement de baisser.

En revanche, l’orientation pro-logement social est confirmée. Une mise en place anticipée des sanctions contre les communes ne construisant « pas assez » de logement sociaux a été fièrement annoncée. Et une relance de la construction de logements sociaux sera financée par à une « mobilisation de la caisse des dépôts », dont on ignorait qu’elle eut en elle tant de réserves dormantes. Comme tous les précédents, ce gouvernement refuse de voir que les inconvénients du logement subventionnél’emportent largement sur ses avantages. De même, il s’entête dans la voie de la défiscalisation de certains investissements locatifs, sans admettre que les dispositifs antérieurs au Duflot-Pinel ont surtout contribué à renchérir le prix du logement et à ruiner des milliers d’épargnants mal conseillés.

Le gouvernement ne fait que toiletter les vieilles recettes dirigistes et ruineuses qui ont prouvé leur inefficacité: urbanisme public, logement social, défiscalisation. Le Parti Libéral Démocrate demande que soit mis en chantier un vrai changement de politique, à base de liberté foncière et contractuelle.

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Au siège du PLD le 31/08/14

Le Parti Libéral Démocrate (PLD) a été fondé en 2008 par son président Aurélien Véron. Il a rassemblé depuis cette date des personnalités issues de la société civile, Anne Bourdu, Gaspard Koenig (Génération Libre), Denis Jacquet (Parrainer la Croissance), Eric Juramy, Arnaud Dassier, Ivanne Poussier, Vincent Bénard, Coralie Jaussaud, Louis-Marie Bachelot, Jan Laarman, Thierry Mouillac, Gérard Bramoullé, Alain Bini…
Le PLD est aujourd’hui le seul parti politique qui porte l’héritage libéral français et défend la refonte de notre modèle social sur des fondements de liberté et de responsabilité. partiliberaldemocrate.fr