Ce vendredi, le chef de l’Etat s’est offert un long bain de foule sur un site religieux où aucun président de la Ve République n’était entré jusqu’à ce jour.

 

Premier président de la République à Lourdes.

Le chef de l’État n’a que peu réagi, applaudissant les chanteurs et chanteuses devant lui. Plusieurs centaines de pèlerins étaient présents à Notre-Dame de Lourdes, le plus grand centre de pèlerinage catholique français, qui accueille quelque 15.000 visiteurs quotidiens. Emmanuel Macron est le premier président de la Ve République à visiter ce lieu symbolique du catholicisme. Avant de se rendre au sanctuaire de Lourdes, le chef de l’Etat a admiré la grotte où Bernadette Soubirous aurait eu des apparitions de la Vierge en 1858; depuis une visite du maréchal Philippe Pétain en 1941,aucun président n’avait franchi les grilles du sanctuaire

Un déplacement présidentiel controversé

Et pourtant ,la visite d’Emmanuel Macron à Lourdes a fait grincer les partis de l’opposition. « Et c’est précisément le 16 juillet, date commémorant la rafle du Vel d’Hiv, que #Macron choisit de se placer dans les pas de Pétain en se rendant comme lui à Lourdes. À la violation de la laïcité, à l’insulte à la République, s’ajoute l’injure à la mémoire de la Shoah. Abject. », a notamment réagi Bastien Lachaud, député La France insoumise, sur Twitter. De son côté, Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, a dénoncé l’interpellation de l’homme qui a invectivé Emmanuel Macron : « Un individu interpelle Macron : la réponse est d’une brutalité inouïe qui témoigne de la tyrannie qu’est devenu ce régime ! Sortons de ce cauchemar, vite ! »

« Honte à vous, Macron »

Dans un esprit bon public, Emmanuel Macron a été interpellé sur de nombreux sujets : vaccination, handicap, retraite, agriculture, religion… « Monsieur Macron, donnez le meilleur de vous-même ! » lui a lancé une fillette juchée sur les épaules de sa mère. Le début de ce bain de foule a seulement été perturbé par un homme qui a hurlé « honte à vous, Macron » en l’accusant d’être un « athée primaire », avant d’être rapidement interpellé.

Hélène Samson