Le président de la commission spéciale, Bartosz Arłukowicz (PPE, PL), a déclaré: ‘‘La lutte contre le cancer figure ces dernières années en bonne place dans l’agenda du Parlement et s’est concrétisée par la création de cette commission spéciale sur la lutte contre le cancer. En pleine pandémie de COVID-19, nous ne devons pas oublier une maladie qui tue chaque année 1,3 million d’Européens et pour laquelle il n’existe aucune vaccination susceptible de l’éliminer.

Nous voulons entreprendre l’immense tâche de battre le cancer ensemble, en tant qu’Union. Le partage du savoir et des données, le soutien aux programmes de dépistage, le cofinancement des vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) font partie des nombreuses étapes que nous n’hésiterons pas à franchir pour enfin battre le cancer. Faisons-le ensemble et prenons cet ambitieux projet à bras le corps. Notre Union peut battre le cancer.’’

La rapporteure de la commission spéciale, Véronique Trillet-Lenoir (Renew Europe, FR), a déclaré: ‘‘Le cancer est une maladie d’injustice sociale. Nous sommes inégaux en termes de prévention, inégalement protégés contre les cancérigènes environnementaux, inégalement éduqués en matière de comportements à risque, inégalement armés contre la désinformation. D’un pays à l’autre en Europe, nous sommes aussi inégaux en termes d’accès rapide à des soins de qualité. Enfin, après la maladie, nous sommes inégaux dans nos capacités à retrouver un emploi, une indépendance financière et une vie sociale et affective harmonieuse. Pour ces raisons, je soutiens pleinement la création d’un registre des inégalités en matière de cancer afin d’identifier les défis et les domaines d’action spécifiques aux niveaux européen et national.

Plus de 40% des cancers sont évitables grâce à des actions coordonnées sur les déterminants de santé individuels, sociaux, environnementaux et commerciaux. Les propositions législatives ambitieuses visant à réduire la consommation de tabac et d’alcool, à promouvoir une alimentation saine et l’activité physique sont des pas dans la bonne direction. Cependant, nous devrions également proposer des mesures plus fortes et des objectifs clairs pour lutter contre la pollution de l’environnement, garantir la santé et la sécurité au travail, limiter l’exposition des travailleurs aux substances cancérigènes et mutagènes et prendre en compte l’effet cumulatif des substances chimiques dangereuses.’’