Des circonstances exceptionnelles appellent des mesures exceptionnelles. C’est en tout cas ce que Emmanuel Macron a dit en substance lors de son allocution de jeudi soir.

Sauf que c’était du réchauffé, du déjà-vu.

La crise, les dépenses budgétaires sans compter, la volonté d’un plan de relance, ça ne vous rappelle rien ? La crise financière de 2008 et l’action du président français de l’époque, Nicolas Sarkozy. Il aura creusé la dette mais sauvé la France.

 

Quant au leitmotiv d’Emmanuel Macron jeudi soir, le « quoiqu’il en coûte » répété à plusieurs reprises, c’est la formule même de Mario Draghi le 26 juillet 2012, traduite de l’anglais « whatever it takes ». L’ancien président de la Banque centrale européenne avait rassuré les investisseurs et sauvé l’euro de cette phrase. Alors, à qui s’adressait vraiment Emmanuel Macron en martelant cette phrase ?  Aux marchés financiers ou aux Français ?

 

Il a en tout cas été dit que l’Etat compensera les salariés contraints de rester chez eux pour cause de fermetures d’école. Les entreprises auront des dispositions de report dans frais du paiement des impôts et cotisations dus en mars. Les procédures de chômage partiel seront indemnisées par l’Etat. Mesures budgétaires très larges donc et encore imprécises et des mesures coûteuses, mais Emmanuel Macron ne s’arrête pas là.

La Banque centrale européenne a annoncé la même journée qu’elle injecterait 120 milliards d’euros supplémentaires dans son programme de rachat d’obligations. Ce n’est pas suffisant, estime le président français, qui a appelé à une coopération européenne. Mais que veut-il dire ? La pensée économique d’Emmanuel Macron est encore bien imprécise.

SaharaCohen