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Madame, Monsieur,
Rarement la France a vécu une telle crise de confiance envers ceux qui nous gouvernent. Rarement nos
entrepreneurs, nos forces vives, ont autant souffert d’un tel manque de lisibilité réglementaire, d’instabilité et de
surcharge fiscale.
À l’occasion d’un grand rassemblement organisé ce mardi 8 octobre 2013 à Lyon par la CGPME et le MEDEF,
2 000 d’entre vous ont dénoncé cette politique économique et fiscale devenue insupportable. Si sous cette pression,
le gouvernement socialiste a reculé et annulé son projet de taxe sur l’EBE, il envisage d’y substituer une surtaxe
“temporaire” sur l’impôt sur les sociétés, alors que les marges des entreprises sont déjà les plus faibles d’Europe
et le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé de la zone euro.
Cette taxe s’ajoutera donc en 2014 à la hausse des cotisations entreprises pour financer la non-réforme des
retraites (1 milliard d’euros).

Elle s’ajoutera aussi à la longue liste des charges supplémentaires qui vont également peser sur l’ensemble
des Français : augmentation de la TVA, rabot du quotient familial, suppression de la réduction d’impôts pour les
enfants scolarisés, hausse des cotisations des salariés pour financer la non-réforme des retraites, hausse des
frais sur les complémentaires-santé, gel partiel des pensions des retraités, fiscalisation de la majoration des
pensions des retraités parents de 3 enfants, augmentation des droits de mutations de 3,8 % à 4,5 %, suppression
de l’exonération sur les terrains à bâtir au bout de 30 ans, élargissement de la définition des revenus dans le calcul
de l’ISF, sans compter les dépenses imposées aux collectivités locales (rythmes scolaires) et la diminution des
dotations (1,5 milliard d’euros).
Candidat aux élections municipales à Lyon, et tout comme vous entrepreneur, je prends dès maintenant
devant vous l’engagement, face à la “folie fiscale” des élus socialistes, de ne pas augmenter les impôts des ménages
lyonnais et de refuser toute augmentation de la fiscalité des entreprises au Grand Lyon.
Il y a là une grande différence avec le sénateur-maire Gérard Collomb, candidat du parti socialiste. En
effet, celui-ci a voté comme sénateur l’ensemble des hausses d’impôts d’État sans contestation ni intervention.

Il a de plus annoncé dans son interview de rentrée son intention d’augmenter les impôts des lyonnais en cas de
réélection en mars 2014.
Cette information me paraissait importante à vous signaler. J’aurai d’ailleurs l’occasion de vous communiquer,
lorsque ce temps sera venu, mes propositions dans le domaine économique pour notre ville et notre métropole.
Dans cette attente, je reste bien sûr à votre écoute.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Michel HAVARD