Président départemental de Force européenne démocrate, membre fondateur de l’UDI, pensez-vous être le mieux placé pour être choisi par la commission d’investiture de l’UDI ?

Mon projet est le réveil de la droite et du centre sur la ville de Montpellier qui est, depuis 37 ans, aux mains d’un pouvoir qui ne partage pas et qui a complètement anéanti son opposition.

Pourquoi ne pas vous rassembler dès le premier tour à droite ?

La question ne peut se poser tant que nous ne nous sommes pas interrogés sur notre propre rassemblement au sein de l’UDI.

Pensez-vous être le candidat le mieux à  même de rassembler au sein de l’UDI ?

J’ai 1 045 adhérents sur Montpellier. Il n’y a pas de candidat qui rassemble autant. Il est donc tout à fait naturel que je me considère comme étant celui qui rassemble. Il y a une alternance qui est possible aujourd’hui et j’appelle la droite, le centre et toute l’opposition à ce système à se rassembler autour d’une liste unique et surtout autour d’un projet pour cette ville.

Dans une lettre ouverte aux Montpelliérains, vous estimez que la situation à Montpellier est grave. Quelle est votre analyse ?

Lorsque je dis que la situation est grave, c’est à travers un certain nombre d’indices. Les Montpelliérains sont-ils heureux de la circulation, peuvent-ils exercer leur métier ? Pour la plupart, la réponse est non. Est-ce que les Montpelliérains dont beaucoup sont en dessous du seuil de pauvreté trouvent un logement : la réponse est négative encore, sauf s’ils sont inféodés à une caste ou un parti. Les Montpelliérains sont-ils en sécurité : de moins en moins. Est-ce que leurs impôts sont en adéquation avec leurs revenus ? On peut répondre par la négative. Est-ce qu’ils sont contents de la CFE ? La réponse est identique. Aujourd’hui tous les indices de Montpellier sont mauvais.

Que pensez-vous de la situation économique ?

Concernant le chômage, nous sommes à cinq points au-dessus de la moyenne nationale, c’est-à-dire que l’on à 50 % de chômeurs en plus qu’ailleurs. On peut prendre en considération tous les travaux et les infrastructures réalisés par Georges Frêche, mais après cela il n’y a rien eu. Il y a un maire qui n’a pas eu une seule idée pour sa ville. Il y a un président de l’agglomération qui en deux ans et demi de mandat n’a pris que deux décisions importantes, l’augmentation de la CFE et Montpellier Unlimited. C’est incohérent avec les besoins économiques de notre ville. L’urbanisation vers la mer fait que l’on est en train de tuer notre force locale qui est l’agriculture. Aucune prévision n’a été faite et on subit l’augmentation de la population au travers des embouteillages. Les Montpelliérains aiment leur ville mais n’aiment plus leurs gouvernants.

Ex-patron de la Comeca, comment jugez-vous le tissu économique montpelliérain ?

Comparable aux pays du tiers-monde. On a pensé qu’avec les emplois municipaux, les emplois des collectivités territoriales et de l’Etat, une économie pouvait vivre. On a besoin de fonctionnaires compétents et sérieux, mais on a besoin de moins et de mieux de fonctionnaires. Aujourd’hui, 98 % de nos entreprises ont moins de dix personnes. 2 % des entreprises seulement sont de grande taille ou intermédiaire. Cela signifie que notre tissu économique n’a pas de classe moyenne. On n’a malheureusement ni stabilité économique, ni débouchés. Il faut permettre l’émergence d’entreprises de taille intermédiaire au sein de filières industrielles.

Vous défendez le principe de transparence, notamment pour l’octroi des logements sociaux. Comment pensez-vous procéder ?

Il faut mettre un terme à ces procédures occultes. Nous rendrons les commissions totalement neutres présidées par les élus auxquelles participeront à la fois les représentants associatifs, techniques et de l’Etat. Il y aura la garantie de l’octroi dans une transparence totale des logements sociaux en fonction des besoins des gens.

Propos recueillis par Anne Dupin