C’est une élection jamais vue dans l’histoire de la Vème République. Un deuxième tour des municipales ayant lieu plus de trois mois après le premier tour. Le 15 mars, moins d’un Français sur deux s’était déplacé, contre 63,5 % en 2014. Une très faible participation liée aux craintes de transmission du coronavirus. La situation pourrait se reproduire pour ce deuxième tour, avec une partie des Français qui se dit inquiète d’aller voter.

Y aura-t-il un scrutin sanction contre le gouvernement ? Le Front national va-t-il progresser dans son ancrage local ?

 

Ce dimanche, les électeurs sont appelés à élire leurs conseils municipaux et leurs maires. Mais cela ne concerne qu’une partie des communes: environ 5000.  Plus de 30000 communes ont en effet déjà élu leurs maires lors du 1er tour. Mais dans beaucoup de grandes villes, l’issue est incertaine et les candidats sont au coude à coude dans des triangulaires ou des quadrangulaires : comme à Bordeaux, Marseille, Lyon, Lille et Toulouse.

 

De nombreux candidats écologistes ont fait de bons scores au 1er tour. Strasbourg, Besançon et Toulouse pourraient être remportées par des listes vertes.

La plupart des maires sortants du RN ont déjà été réélus au 1er tour. C’est désormais vers la ville de Perpignan que les espoirs du parti se portent, où le candidat Louis Alliot est arrivé en tête au 1er tour.

 

Finalement, il y a peu de chance que les électeurs plébiscitent l’action du gouvernement. Rares sont les candidats La république en Marche en position favorable au second tour. Emmanuel Macron l’a de toute façon d’ores et déjà annoncé, un remaniement du gouvernement aura lieu après le scrutin.

Hélène Samson