C’est une croyance profondément ancrée dans certaines communautés, une philosophie fondée sur des rituels pratiqués par des prêtres, sorciers, ou marabouts. A l’exemple du passage entre les deux univers, celui des vivants (du palpable) et celui des morts (du spirituel). Né au Bénin, l’ancien Dahomey, il y aurait quatre mille ans, le culte vaudou a essaimé jusqu’aux Amériques, de La Nouvelle-Orléans au Brésil .   

Le rite vaudou a été formalisé à partir de 1717, mais il était pratiqué avant. Depuis qu’existe les forces de la nature, que nous n’arrivons pas à maîtriser et dont les règles profondes nous échappent, les peuples l’ont vénérée à travers des éléments physiques auxquels nous assistons et qui s’imposent à nous    

Avec la déportation des esclaves dans le 15 ème siècle, cette pratique s’est répandue à Cuba, au Brésil et même au États-Unis. De nouveaux rites sont apparus. Dans certains pays nord-africains, le vaudou s’est même mélangé à l’islam, comme dans les chants et les danses gnawis où les marabouts sorciers se soumettent à l’invocation du prophète de l’islam.  
Une adepte toute de blanc vêtue, portant de nombreux bracelets et colliers colorés, offre des statuettes vaudoues au couple royal, puis se met en transe, hurlant et se contorsionnant alors que les initiés l’aident à tenir debout.

Il nous est impossible de savoir comment elle parvient à se laisser posséder. Quels actes faut-il accomplir ? Nous n’en savons rien, ce sont des secrets bien gardés, réservés aux initiés.