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Observations et recommandations d’Act Up-Paris pour garantir l’accès aux droits des travailleuses du sexe en 2022

La crise sanitaire a été révélatrice des inégalités auxquelles sont confrontées les travailleuses du sexe (TDS), nous avons pu lire de nombreux articles à ce sujet et nous vous en remercions. Pour autant, les sujets sociétaux peinent à émerger dans la campagne pour les présidentielles et nous n’avons vu aucune candidate porter à bras corps des mesures fortes pour les droits humains des TDS.

Les inégalités des droits impactent la santé, la sécurité et les conditions de vie des TDS. Le modèle prohibitionniste français qui, vous le verrez, pénalise les TDS, leur entourage et leur cliente, expose les TDS au VIH-sida.

Nos recommandations concernent principalement les métiers de la prostitution dont le cadre légal spécifique met en danger les travailleuses du sexe (TDS). Certaines mesures visant à lutter contre les discriminations peuvent s’appliquer à l’ensemble des travailleuses du sexe.

Nous avons consulté des associations communautaires et de santé qui accompagnent les travailleuses du sexe. À l’issue de ces consultations, ont émergé une série de propositions permettant d’améliorer les conditions de vie des TDS, en particulier sur le plan de leur accès aux droits sociaux et de santé.

Act Up-Paris porte une attention particulière au public des travailleuses du sexe car celui-ci fait face à une répression accrue ces dernières décennies à cause d’un arsenal législatif punitif. En effet, il écarte les travailleuses du sexe de l’accès aux droits sociaux (santé, logement, protection sociale, …), les maintient dans la précarité et les expose aux violences et aux discriminations.

Nous avons pu observer aussi des difficultés qu’ont eues les différentes mandatures à faire vivre un débat démocratique puisque les travailleuses du sexe sont systématiquement écartées des consultations et des décisions qui encadrent leur activité. Cela a conduit à des mesures idéologiques éloignées des réalités vécues par les personnes concernées et surtout en inadéquation complète avec les grands principes d’universalité des droits fondamentaux. L’état du débat reflète le refus des services de l’État d’apporter des données fiables et précises. En effet, les amalgames entre différents concepts comme la traite et le proxénétisme créent de la confusion.

La crise sanitaire est venue frapper cette communauté déjà précarisée par la loi dite de « pénalisation des clients ». Elle a exacerbé les inégalités des droits humains des TDS, 1 alors même que les travailleuses du sexe faisaient face à une vague inégalée de violences et de meurtres. Pour autant, une partie des forces politiques ne s’en est pas émue et est restée dans l’inaction. D’autres ont eu le courage d’affirmer que peu importe ce que l’on pense du travail sexuel, personne ne mérite de voir ses droits fondamentaux bafoués.

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