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L’article L.511-1 du Code monétaire et financier définit les entreprises dédiées aux opérations de banque comme des établissements de crédit ou des établissements de paiement. Rien à voir donc avec une entreprise classique. De plus, l’activité nécessite le plus souvent un agrément administratif délivré par la Banque centrale ou par l’Autorité administrative en charge de la supervision bancaire. Connaissez-vous vraiment ces banques françaises qui se battent pour gérer notre argent ? En voici un petit tour d’horizon.

 

Groupe BNP Paribas : leader des groupes bancaires français

Détenant BNP Paribas, Cetelem, Cortal Consors ou en encore Hello Bank, le groupe affichait en 2014 un produit net bancaire de 39,2 milliards d’euros, soit 2% de plus que l’année précédente. Ses origines remontent à la Révolution de 1848, période pendant laquelle la première banque française a vu le jour. BNP Paribas provient de la fusion en 2000 de la banque d’affaires Paribas et de la Banque Nationale de Paris (BNP). Numéro un à l’échelle nationale mais aussi au niveau européen, il est implanté dans 80 pays et propose une panoplie complète de solutions pour gérer l’argent. Il vient également de lancer un accélérateur dédié aux Fintech afin de rester au plus près des idées qui pourraient apporter de nouvelles solutions pour le métier. Un appel à candidatures a aussi été ouvert pour associer les technologies de start-ups à des thèmes définis comme intelligence artificielle, big data ou cybersécurité. 8 binômes Fintech / BNP Paribas devraient voir le jour fin février pour travailler sur un programme de co-innovation.

Groupe Crédit Agricole

Propriétaire d’une quarantaine de Caisses Régionales de Crédit Agricole Mutuel en France, mais aussi de LCL et BforBank, le groupe Crédit Agricole présente un PNB de plus de 30 milliards d’euros. Surnommé la Banque verte en raison de sa première activité dédiée au monde agricole, le Crédit Agricole se classe second sur le classement des banques françaises. Il profiterait aujourd’hui d’une tendance à la hausse de son résultat net. Selon Zonebourse, son taux de rentabilité nette passerait de 14,76% en 2014 à 18,72% en 2015. Les estimations prévoient même un taux à 21,81% pour 2017. Le groupe travaille selon un modèle de banque universelle de proximité tout en restant actif du côté des innovations. A l’occasion de la COP 21, le Crédit Agricole s’est par exemple engagé à doubler le niveau de financement des énergies renouvelables d’ici deux ans et à financer des projets de transition énergétique d’ici 2020 à hauteur de plus de 5 milliards d’euros.

Groupe BPCE / Société Générale au coude à coude

La Banque Populaire et Caisse d’Epargne obtient de justesse la troisième place du classement avec un résultat net part à 3,1 milliards d’euros, en légère augmentation par rapport à l’année précédente. Elle détient 17 Caisses d’Epargne et 18 Banques Populaires sur le sol national. Natixis, Crédit Foncier, Banque Palatine et BPCE International sont ses quatre filiales. Le PNB associé s’élève à 23,6 milliards d’euros. Notons que la BPCE est suivie de près par le groupe Société Générale qui détient non seulement les banques Société Générale mais aussi Crédit du Nord et Boursorama. Selon plusieurs sources, la Société Générale envisagerait de fermer 400 agences. Pour l’heure, elle se tourne elle aussi vers les start-ups et l’innovation. L’objectif est clair : bénéficier des nouvelles solutions développées par de jeunes pousses dynamiques et qui pourraient s’appliquer au cœur de métier des banques. Par cette démarche, le groupe tente de changer sa stratégie pour se défendre face aux Fintech, ces entreprises qui concurrencent le système bancaire classique.

Groupes Crédit Mutuel – CIC et Crédit Mutuel Arkéa

Baptisé CM11 – CIC, le groupe est composé de 11 caisses régionales du Crédit Mutuel et du Crédit Industriel et Commercial et participe de façon majoritaire dans le groupe Cofidis participations (Cofidis, Creatis, Monabanq). Le groupe Crédit Mutuel Arkéa détient quant à lui plusieurs filiales dont Fortuneo. A y regarder de plus près, on se rend compte de l’appartenance pour chaque groupe d’une banque en ligne (Fortuneo, Monabanq, BforBank, Hello Bank,…). Récemment, des conflits au sein des deux groupes ont éclaté, le Crédit Mutuel Arkéa (qui rassemble les fédérations de Bretagne, du Massif central et du Sud-Ouest) accusant le Crédit Mutuel-CIC de vouloir centraliser le groupe sans se soucier des fédérations régionales. ViaLes Echos, on apprenait également au début du mois de décembre l’existence de négociations exclusives entre le Crédit Mutuel – CIC et General Electric pour racheter l’affacturage de ce dernier. L’opération vise à « accroître [les] parts de marché [du groupe] dans les métiers de financement spécialisé des entreprises et [à] renforcer sa présence en Allemagne, son second marché », peut-on lire dans le communiqué.

La Banque Postale

Filiale du groupe La Poste, la Banque Postale est née le 1er janvier 2006 et a reçu année après année de nombreuses autorisations de la Commission européenne qui lui ont permis de se développer. Par exemple, elle obtient en 2007 le droit de proposer des crédits à la consommation et en 2009 celui de mettre en place une assurance de dommages. Elle a fait récemment parler d’elle autour de ses négociations avec CNP Assurances afin de garantir le renouvellement pour dix ans d’un partenariat de distribution dans l’assurance vie s’achevant fin 2015. La Poste se démarque de son concurrent BPCE, lui aussi partenaire de CNP Assurances mais qui a fait le choix de ne plus assurer la distribution des assurances-vie. Rémy Weber, président du directoire de la Banque Postale a déclaré qu’il « souhaite avancer » avec CNP.

A.G