La baisse du trafic en 2020, s’est établie à -60% pour le Groupe ADP. Ce qui n’a pas manqué d’avoir de conséquence sur le modèle économique d’ADP. Les publications financières font état d’un chiffre d’affaires en chute de 54%. La perte nette s’élève à 1.17 milliard d’euros pour 2020, chutant de manière plus importante que les attentes. Cette différence s’explique par des dépréciations d’actifs à l’international et des provisions pour un plan de départs volontaires.

La seule bonne nouvelle, pour le groupe aéroportuaire, se trouve du côté de la trésorerie. L’EBITDA (Earnings Before Interests Tax Depreciation and Amortization) ressort « miraculeusement positif », selon les mots du directeur financier, bien que diminué de 90%. Très logiquement, les actionnaires ne recevront pas de dividende, et donc l’Etat, qui détient 50% d’ADP, se privera d’une source de revenus.

ADP exploite notamment les aéroports de Roissy et Orly et a beaucoup travaillé sur ses couts : baisse de rémunérations du personnel,  l’un des terminaux d’Orly est de nouveau fermé jusqu’à nouvel ordre et le projet de nouveau terminal à Roissy a tout simplement été abandonné… Et les prévisions 2021 ne sont guère bonnes. L’estimation de baisse de trafic est encore élevée, de -45 à -55%, et le retour à la normale ne devrait être compris qu’entre 2024 voire 2027

Sahara Cohen