Les transports publics franciliens sont dans l’impasse. A la manœuvre, la présidente de région Valérie Pécresse, soutenue par Anne Hidalgo, mais aussi la Cour des Comptes, qui pointe du doigt les difficultés financières du réseau.

« Cessation de paiement », « faillite », les mots sont lâchés.

Recettes en berne et escalade de dépenses : l’épidémie aura déséquilibré un système déjà biaisé. Ile de France Mobilités a dû rembourser ces voyageurs pour les mois où elle n’a pas été en mesure d’assurer un service, soit pour cause de confinement, mais il ne faut pas oublier les mouvements de grève de décembre dernier. Par ailleurs, elle ne reçoit plus le versement des entreprises qui paient la moitié du Pass Navigo des salariés.

 

Les pertes sont estimées à 2,6 milliards d’euros. De l’autre côté, la crise sanitaire demande de faire circuler des rames moins remplies et d’avoir les ressources pour les désinfecter plusieurs fois dans la journée.

 

Les besoins en cash sont immédiats. Si rien n’est fait, Ile de France Mobilités ne pourra pas faire face à ses échéances à partir du 8 juillet, soit dans à peine deux semaines.

Le prix du Pass Navigo pourrait augmenter de 20 euros par mois, c’est la menace brandie par Valérie Pécresse.

Une situation qui n’aurait pas eu lieu si les transports étaient gratuits… Voici ce que beaucoup pensent, en ces temps de campagne pour le second tour des municipales. Les villes qui sont passées au transport gratuit, n’ont en tout cas pas eu ce problème. La question est posée pour Paris.

Sahara Cohen