Les formats audio étaient déjà en vogue avant la pandémie. Mais leur popularité a bondi depuis. Pourquoi ? Parce qu’avec les mesures de confinement et le développement du télétravail, le temps passé devant les écrans a fortement progressé.  Conséquence : les consommateurs sont à la recherche d’autres formes de divertissement, moins fatigants pour les yeux. D’où un engouement décuplé pour les podcasts et autres formats sonores.

Et l’offre de contenus croît beaucoup plus vite que les recettes publicitaires.

Les revenus issus de la publicité ont ainsi progressé de plus d’un tiers en un an. Alors que le nombre de podcasts a au moins doublé sur la période.

Pour la majorité des podcasts, la publicité ne suffit pas pour être devenir rentable

 

Face à ce constat, d’autres pistes de financement sont explorées.

Certains proposent des abonnements optionnels ponctuels en échange d’épisodes exclusifs ou de services supplémentaires.

D’autres vendent des produits dérivés, des livres inspirés du contenu des podcasts ou encore des conférences payantes ou encore font payer l’abonnement mensuel.

 

Avec le développement du marché du podcast, Facebook ne veut pas être laissé sur la touche et veut à son tour faire partie du paysage audio numérique. Pour le réseau social, offrir l’écoute de podcasts directement sur sa plateforme va renforcer sa galaxie de services. Des services qui comprennent déjà les messageries instantanées, les mises en relation entre membres, le shopping et le divertissement…

L’objectif est que les utilisateurs passent encore plus de temps sur le réseau, ce qui se traduit en recettes publicitaires pour le groupe. Au-delà des podcasts, Facebook envisage aussi de tester des « salons audio en direct », au sein des nombreux groupes thématiques actifs sur la plateforme…

Patricia guillaume