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Pourquoi les étudiants africains boudent la Russie ?

Aujourd’hui, les effectifs ont fondu. Si l’université moscovite s’enorgueillit d’accueillir des étudiants venus de 158 pays, le contingent africain y est maigre : il ne compterait plus qu’environ 5 000 étudiants (quand la France en forme 115 000, et l’Arabie saoudite 33 000). Les jeunes subsahariens se plaignent de surcroît du racisme auquel ils sont souvent confrontés en Russie (le problème a resurgi de manière spectaculaire pendant la Coupe du monde de football 2018), ce qui ne contribue pas à améliorer l’attractivité des facultés moscovites.

L’institution la plus célèbre, l’université Patrice-Lumumba, à Moscou (ainsi baptisée en l’honneur du leader révolutionnaire congolais après son assassinat, en 1962, puis renommée Université russe de l’amitié des peuples, trente ans plus tard, après la chute de l’Union soviétique), aurait vu défiler dans ses amphithéâtres entre 400 000 et 500 000 étudiants du continent, parmi lesquels de futurs chefs d’État comme João Lourenço, Hifikepunye Pohamba, Eduardo dos Santos ou Thabo Mbeki. L’objectif officiel de l’université était alors de former une élite intellectuelle qui, une fois revenue au pays, se comporterait en amie de la Russie et porterait un discours anticolonial sérieux et élaboré.

« Là-bas, le racisme, c’est frontal »

Depuis la chute du communisme, constate-t-il, les Africains résidant en Russie ne sont plus nécessairement des étudiants, censés retourner dans leurs pays d’origine après leurs études. On y trouve des hommes d’affaires, des médecins, des ingénieurs, des réfugiés et même des familles d’anciens étudiants qui ont décidé de s’y installer. Ils sont la cible permanente des ultranationalistes russes.

« Là-Bas, le racisme, c’est frontal », témoigne H. Baldé, un Guinéen qui a fait ses études en Russie pendant cinq ans. Dans une vidéo postée sur YouTube, il a tenu à mettre ses compatriotes en garde contre un éventuel projet d’aller en Russie. Où il a juré de ne plus remettre les pieds. « Vivre en Russie en tant que Noir est extrêmement difficile. Quand vous sortez dans la rue, les gens vous traitent de singe. Vous rencontrez des gens bourrés, qui vont vous attaquer et vous massacrer. Il y a plein d’étudiants qui se sont fait tuer à cause de leur couleur de la peau seulement… Il ne faut jamais marcher seul dans la rue. »

« Va-t’en en Afrique, ici c’est la Russie »

Ils sont francophones, originaires d’Afrique de l’Ouest et du centre, mais aussi anglophones venus du Zimbabwe ou du Kenya. A leurs conditions de vie misérables en Russie s’ajoute la violence quotidienne. Ils se barricadent et vivent la peur au ventre. « Ce n’est pas facile de vivre ici. Nous sommes au XXIe siècle, mais jusqu’à maintenant, on nous injurie… J’ai même honte de prononcer ça :  »Macaque, nègre, va-t’en en Afrique, ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas’« , témoigne au micro de RFI un ressortissant congolais surpris par le racisme anti-noir à Moscou, alors qu’il tentait de rejoindre l’Europe occidentale.

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