Les députés écossais sont les premiers de l’Histoire à avoir voté mardi en faveur d’un accès gratuit aux protections périodiques féminines. L’objectif, c’est de lutter contre « la précarité menstruelle », revendiquée depuis de nombreuses années par les féministes.

Tampons et serviettes hygiéniques : ces produits seront distribués gratuitement en Ecosse par les femmes qui en font la demande.

Au niveau du coût, il est certes important, 11 millions d’euros, mais jugé relativement modeste par rapport à d’autres mesures pour ceux qui le défendent.

 

Pendant le confinement au printemps, une association féministe a estimé que 3 jeunes britanniques sur 10 ont eu des difficultés à se procurer des tampons ou des serviettes.

A hauteur de 10 euros par mois en moyenne, le coût moyen peut représenter jusqu’à 5% du budget mensuel d’une femme selon une étude faite par Le Monde en 2019.

 

Le Parlement écossais a voté la mesure à l’unanimité, portée par une jeune députée travailliste arguant qu’aucune femme ne devrait avoir à se préoccuper de l’accès à ses  protections périodiques. Mais alors que dire de la nourriture, encore plus essentielle et consubstantielle à la vie ?

 

Si l’on peut admettre que, dans de nombreux pays pauvres, où l’eau et les toilettes manquent, où il peut subsister un tabou culturel, la précarité menstruelle peut vite être vécue comme un drame, elle est loin d’être la priorité dans ces pays-là.

Et chez nous, il s’agirait plus d’un confort ou d’une revanche sur les hommes… qui viendront peut-être clamer un jour, leur précarité pileuse. Les règles ne sont pas une affaire d’indépendance, le combat est ailleurs.

Sahara Cohen