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Que cache l’adhésion subite à l’Otan de la Finlande et de la Suède ? Par Alexandre Lemoine

Le président français, Emmanuel Macron, a nommé l’ancienne ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Elisabeth Borne, au poste de Première ministre et l’a chargée de former un nouveau gouvernement. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la Ve République qu’une femme dirige le cabinet.

Selon les médias français, Emmanuel Macron voulait nommer une femme et quelqu’un qui soit fort sur les questions sociales, environnementales et industrielles à la tête du gouvernement. Ce sont ces qualités qu’il a vues chez Elizabeth Borne, 61 ans, qui a précédemment occupé les postes de ministre chargée des Transports (dans le gouvernement d’Edouard Philippe), ainsi que du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion (dans le cabinet de Jean Castex).

Quant à l’expérience dans le domaine de l’environnement, sous le président français, François Hollande, Elisabeth Borne a dirigé le cabinet de la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, et sous Emmanuel Macron en 2019, elle a repris les fonctions de ministre de l’Environnement après la démission brutale de François de Rugy. Elle a, également, dû exercer des fonctions de direction dans un certain nombre d’entreprises publiques. Elle a travaillé comme directrice des chemins de fer français (SNCF).

Lundi après-midi, Emmanuel Macron a accepté la démission de l’ancien Premier ministre, Jean Castex, qui dirigeait le gouvernement depuis 2020. La démission du Premier ministre et de celle du gouvernement après les élections présidentielles en France est considérée comme une formalité. Cependant, cette année, cet acte est, pour la première fois, survenu trois semaines après le vote au second tour.

Le choix d’Emmanuel Macron est lié à la volonté de recevoir le soutien avant les prochaines élections législatives de juin, tant de la part des électeurs de gauche que des conservateurs. Dans son discours inaugural du 7 mai, il a appelé les socialistes, les sociaux-démocrates, les républicains de gauche prêts à conclure une alliance électorale avec le parti au pouvoir, à agir ensemble. Et Elisabeth Borne se présente comme candidate aux élections législatives pour le parti d’Emmanuel Macron, récemment rebaptisé Renaissance. 

Avec la nomination d’Elisabeth Borne, le gouvernement français sera dirigé par une femme pour la deuxième fois dans l’histoire de la Ve République. La première était la socialiste Edith Cresson sous le président François Mitterrand au début des années 1990. Elisabeth Borne est une technocrate, à l’image du Premier ministre sortant Jean Castex. Celui-ci a noté les qualités volontaires et la compétence de sa remplaçante.

La nouvelle cheffe du gouvernement français est, en fait, une «Première ministre technique», qui doit effectivement agir strictement dans le respect de la politique économique déterminée par Emmanuel Macron. Elle va devoir s’atteler aux grandes orientations telles que l’écologie, le climat, la transition vers une énergie bas carbone et, surtout, la réforme controversée des retraites, qui n’a pas pu être réalisée dans le premier mandat d’Emmanuel Macron.

Dans le passé, Elisabeth Borne s’est montrée très efficace dans des situations difficiles. C’est une dirigeante coriace, et maintenant elle a une mission compliquée à accomplir. Il est curieux d’apprendre que le chef du Parti communiste français, Fabien Roussel, l’a qualifiée de « madame Thatcher » d’Emmanuel Macron. Fabien Roussel n’est pas satisfait par la promotion obtenue par l’ancienne ministre du Travail devenue Première ministre d’Emmanuel Macron. Il lui reproche d’avoir « baissé les allocations chômage pour 1 million de chômeurs», rajoutant qu’ «elle a préféré s’en prendre aux chômeurs plutôt qu’au chômage». Fabien Roussel annonce des jours durs pour les Français car « c’est elle qui a fermé la centrale de Fessenheim et aujourd’hui on est en difficulté pour s’approvisionner en énergie à bas coût. Et c’est elle qui a lancé la mise en concurrence de la SNCF et de la RATP. Elle a fait le choix du libéralisme, de la concurrence et jamais celui d’augmenter les salaires». 

Le baromètre d’Elabe réalisé pour Les Echos et Radio Classique a indiqué que 34% des personnes interrogées disaient en avoir une mauvaise image et 47% se déclaraient sans opinion. En mai, seuls 19% des Français avaient une image positive d’Elisabeth Borne. 

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